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Nouvelle entreprise de dépeçage d'animaux à Matane

Une nouveauté pour les chasseurs : le centre Dépeçage La Bête offrira un service complet pour les chasseurs, de la récupération de la carcasse dans la forêt jusqu'à leur assiette.

Un texte de Marie-Josée Paquette-Comeau

Robin St-Gelais est propriétaire de l’Épicerie-Boucherie R. St-Gelais. Le soir, il offrait aux gens de son entourage de dépecer leurs trophées de chasse en dehors de ses heures de travail.

La demande étant de plus en plus forte, lui et sa conjointe, Isabelle Fontaine, ont décidé de créer une entreprise qui offre des services de dépeçage, d’entreposage, de charcuterie et de livraison.

On voit passer les orignaux [de la réserve] qui s’en vont et personne ne s’en occupe.

Robin St-Gelais, copropriétaire de Dépeçage La Bête

L’entreprise offre un service clé en main. Il récupère, pour les clients, les animaux dans la Réserve faunique de Matane, les écorche, les dépèce, les entrepose et en assure la livraison.

Le président de la Chambre de commerce de Matane, Marc Charest, croit que l’entreprise répond réellement à un besoin dans la région.

Ça prouve qu’il y a de la place pour l’innovation, pour combler les besoins en région. Il suffit de trouver le bon secteur, d’avoir la bonne idée […] et voilà, ça donne un succès.

Marc Charest, président de la Chamble de commerce de Matane

En plus de conserver l’argent des touristes dans la région, les deux entrepreneurs veulent consolider les emplois de boucher de l’Épicerie St-Gelais.

On a cinq postes à temps plein qu’on est certain de [combler]. On a créé aussi une job et demie avec [Dépeçage La Bête].

Robin St-Gelais, copropriétaire de Dépeçage La Bête

La copropriétaire, Isabelle Fontaine, souhaite offrir un service de dépeçage d'animaux d'élevage après la saison de la chasse, pour permettre à l’entreprise d'avoir des clients à l’année.

On espère avoir le centre ouvert à l’année.

Isabelle Fontaine, copropriétaire de Dépeçage La Bête

Les deux entreprises, bien qu’elles soient distinctes, assurent aux employés du travail lors des périodes plus creuses.

Michael Laflamme est apprenti boucher. Il est l’employé à temps partiel qui a été embauché grâce à l’ouverture de la nouvelle entreprise.

En ouvrant le centre, ça va me donner des bases plus solides […] Ça va me donner de la job pas mal constante. Pour l’avenir, c’est sûr que c’est prometteur.

Michael Laflamme, apprenti boucher chez Épicerie-Boucherie R. St-Gelais

Le centre est actif depuis septembre 2016. La première saison se voulait une saison de préparation à l’ouverture officielle qui se déroulait jeudi.

Chaque jour était un test, on a pris des notes et on va s’ajuster.

Robin St-Gelais, copropriétaire de Dépeçage La Bête

Dans le moment fort de l’automne, l'entreprise a reçu plus d’une cinquantaine de bêtes ce qui l'a obligé à louer un camion réfrigéré en renfort.

Les deux propriétaires désirent d’ici trois ans obtenir les contrats de dépeçage d’environ 200 bêtes par saison de chasse.

L’entreprise a pu voir le jour grâce à un prêt remboursable de la Banque de développement du Canada ainsi qu’à une marge de crédit de la Banque Nationale du Canada. Aucune subvention n’a été accordée à l’entreprise.

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