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Nouvelle règle chinoise pour le papier recyclé : VIA échappe à la menace

La société de récupération VIA de la grande région de Québec, spécialisée dans le tri et la revente de matières recyclables, pourra tirer son épingle du jeu malgré la nouvelle mesure de la Chine qui s'apprête à mettre un terme à ses importations de certains papiers.

La Chine, qui est le principal acheteur des matières récupérées au Québec, imposera une limite de 1 % de contaminants dans le papier journal recyclé à partir de 2018. Cette mesure signifierait des pertes de revenus majeures pour l'industrie québécoise du recyclage.

Or, la Société VIA va éviter le pire. L’entreprise d’économie sociale ne dépend pas des marchés de la Chine pour ses exportations.

VIA explique avoir investi dans les technologies au cours des dernières années, notamment à la suite de la chute des prix de vente du papier journal en 2008, pour améliorer la qualité du tri.

D’autres investissements ont permis à l’entreprise d’offrir à l’exportation et aux marchés intérieurs des produits de meilleure qualité, souligne Jean-Sébastien Daigle, président-directeur général de la société Via.

« On a continué à investir et offrir une qualité supérieure pour tous les produits qu’on trie. Ça nous a permis de diversifier nos marchés en Ontario, aux États-Unis et ailleurs en Asie, en Indonésie et en Corée du Sud, par exemple », précise-t-il.

Les investissements permettent à l’entreprise des séparer les matières recyclables envoyées au centre de tri pour former des ballots de meilleure qualité contenant uniquement des revues, papiers journaux et magazines.

Le papier représente par ailleurs 35 % du marché de l’entreprise. Les autres matières sont vendues au Québec, explique Sébastien Daigle.

« La crise est au niveau du papier journal, mais il y a quand même 70 % des matières qui sont venues au Québec, le verre, le carton et les plastiques, les métaux », précise M. Daigle.

Ailleurs au Québec, la situation est préoccupante.

À défaut de trouver une solution, des centaines de milliers de tonnes de « fibres » pourraient se retrouver dans les sites d'enfouissement.

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