Retour

Nouvelle réglementation pour un marché immobilier « plus transparent » en C.-B.

De nouvelles règles visant à mieux protéger les vendeurs et les acheteurs lors de transactions immobilières sont entrées en vigueur vendredi en Colombie-Britannique. Les agents ont maintenant l'obligation de fournir davantage d'informations à leurs clients et ils n'ont plus le droit de représenter deux parties impliquées dans une même transaction.

« Nous voulons nous assurer que les conseils offerts sont entièrement dans l’intérêt des clients, et que ceux-ci n’aient aucun doute que leur agent est de leur côté », soutient le surintendant du marché immobilier de la province, Michael Noseworthy.

À partir du 15 juin, les professionnels de l’immobilier sont tenus de fournir aux clients plus d’informations sur les services auxquels ils peuvent s’attendre, les sommes gagnées lors d’une vente, les risques dont ils doivent être conscients et la façon de procéder pour formuler une plainte.

De plus, les nouvelles règles interdisent la double agence, une pratique qui consiste à agir au nom de l'acheteur et du vendeur au cours de la même transaction. Une exception est cependant prévue pour les régions éloignées où le nombre d’agents immobiliers est limité.

« Ces règles vont aider à créer un marché immobilier plus professionnel et éthique en Colombie-Britannique et à mieux protéger les consommateurs », affirme Robert Holmes, le président du Conseil immobilier de la province (RECBC).

Pas de changements majeurs, selon un agent d'immeuble

Le RECBC, qui est responsable de faire respecter la réglementation en vigueur, soutient que les nouvelles mesures amélioreront la transparence dans le milieu immobilier.

Selon l’agent chez Remax Select Keith Roy, les nouvelles règles pourraient changer la relation entre les professionnels de l’immobilier et leurs clients, mais il ne croit pas qu’elles entraîneront des changements fondamentaux.

« Je pense que l’idée que cela va transformer l’industrie immobilière en profondeur est en quelque sorte un leurre », dit-il.

Keith Roy est d’avis qu’il faudrait sensibiliser davantage le public aux responsabilités changeantes des agents immobiliers.

Avec des informations de Deborah Goble, CBC