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Nouvelle tentative de vente aux enchères de la cartonnerie désaffectée de Jonquière

Saguenay tentera une nouvelle fois, jeudi, de récupérer une partie des taxes impayées par le propriétaire des bâtiments et du terrain de l'ancienne cartonnerie de la rue Saint-André, à Jonquière, en mettant l'ensemble des actifs aux enchères.

Une première tentative de vente pour taxes impayées avait échoué l’an dernier. Le propriétaire actuel, Bay Shore Resources de Toronto, doit près de 800 000 $ à la Ville.

Mais le conseiller municipal Jonathan Tremblay se fait peu d’illusions.

« On le sait que l’an dernier, il n’y a eu aucune personne intéressée qui s’est manifestée, rappelle-t-il. On va voir [jeudi] ce qui va se passer, mais on présume qu’il n’y aura pas d’intérêt non plus de la population ».

Ce qui rebute le plus un acheteur potentiel, au-delà de la vétusté des installations, c’est la contamination du sol dont la réhabilitation pourrait coûter cher, très cher même.

« L’achèteriez-vous, vous? », demande le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault. « Il suffit de voir les lieux : c’est abandonné, c’est dangereux, c’est effectivement hyper contaminé ».

Il faut aussi le rappeler, un homme est mort dans l’ancienne usine en tentant de récupérer des matériaux, et beaucoup de monde circule à l’intérieur, plus ou moins légalement. Mardi, un incendie a été allumé dans les anciens bureaux de l’usine.

Un enjeu de sécurité, donc, qui s’ajoute aussi au coût de démolition des bâtiments qu’un courtier qui a déjà eu le contrat de vente des installations évalue à plusieurs centaines de milliers de dollars.

La Ville se retrouve dans ce qui a toutes les apparences d’une impasse, et le député de Jonquière estime que seule une intervention musclée du gouvernement du Québec pourrait faire bouger les choses en invoquant les lois environnementales.

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