Après des rencontres avec Ottawa et de Québec, la Coalition Urgence Port de Matane lance une offensive pour convaincre les gouvernements d'investir pour réparer le port commercial, qui appartient à Transports Canada.

Les membres de l'organisation veulent maintenir la pression sur le fédéral et sur le gouvernement de Philippe Couillard qui pourrait se porter acquéreur de l'infrastructure dans le cadre du programme de transfert des installations portuaires.

C'est du moins le scénario qu'espère la Coalition, dont fait partie Matane.

Pour le maire, Jérôme Landry, le scénario idéal serait que Québec dépose une proposition pour l’acquérir.

La situation est urgente parce qu’il estime qu’il faudrait de trois à quatre ans pour réaliser les études et devis nécessaires à la reconstruction du port qui n’a plus qu’une durée de vie de tout au plus cinq ans selon lui.

Pourtant, son utilisation augmente chaque année depuis 2011.

Même si d'autres ports ont été laissés à l'abandon par le fédéral dans les dernières années, le milieu s'explique mal que celui de Matane se retrouve dans une telle situation.

Les activités économiques de plusieurs entreprises y sont intimement liées.

C’est le cas de la compagnie de pâtes et papiers Tembec. Le directeur, Eric Gendreau, rappelle que les installations portuaires permettent d’exporter 80 % de la production en Asie et en Europe. « Il existe d'autres moyens [d’exporter], mais au niveau économique et logistique, il va y avoir un impact évidemment. »

Devant cette situation urgente, la Coalition presse les élus d'agir et de rénover le port.

Le comité interviendra auprès des instances concernées le 17 juin au matin...soit le lendemain de la date limite à laquelle le gouvernement du Québec peut se porter acquéreur du port.

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