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Organisation d'après-bals à l'aéroport de Gatineau : tous n'ont pas le goût de fêter

L'organisation prochaine d'une quinzaine de fêtes de finissants dans un hangar de l'aéroport exécutif de Gatineau-Ottawa (AEGO) inquiète les propriétaires de certains des appareils qui y sont entreposés.

C'est le cas du vétérinaire Richard Wojciechowski, qui possède un avion à l'aéroport. Il affirme avoir parlé à d'autres pilotes et qu'ils déplorent tous le fait de ne pas avoir été suffisamment consultés.

« On a appris [ça] le 17 mai. Ça veut dire juste quelques jours avant que ça commence », raconte-t-il. « On n'a pas eu le temps pour faire quelque chose, pour discuter, pour rencontrer la direction. »

M. Wojciechowski a des craintes quant à la sécurité des fêtards, d'autant plus que les appareils à l'intérieur du hangar sont remplis d'essence.

Il dit aussi ne pas être convaincu que l'organisation d'après-bals est la meilleure façon de développer et de promouvoir l'AEGO.

Des mesures de sécurité appropriées

La direction de l'aéroport exécutif de Gatineau-Ottawa justifie sa décision de transformer une partie du hangar 4 en piste de danse par son souci de diversifier ses sources de revenus.

Elle affirme que les mesures de sécurité appropriées seront mises en place.

Les appareils et les fêtards seront notamment séparés par deux clôtures. Des policiers, des agents de sécurité et des employés de l'AEGO seront aussi sur place.

Un premier après-bal, auquel sont attendus 400 jeunes, aura lieu demain, vendredi. La Ville de Gatineau s'est assurée que tous les permis soient obtenus avant la fête.

Fait à noter, l'organisateur de l'événement a été impliqué dans une fête d'Halloween qui a dérapé au Mont-Cascades en 2014. Une dizaine de personnes avaient alors été transportées à l'hôpital en raison d'une intoxication à la drogue ou l'alcool.

Or, le directeur général de l'AEGO, Gaston Cloutier, affirme que le passé n'est pas garant de l'avenir. Il croit que les mesures mises en place cette fois-ci permettront d'éviter les débordements.

D'après les informations de Jérémie Bergeron et Claudine Richard

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