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Ottawa défendra les travailleurs de l'aluminium et de l'acier, assure Freeland

Le gouvernement fédéral défendra les travailleurs de l'industrie de l'aluminium et de l'acier, frappés par des droits tarifaires aux États-Unis, assure la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland.

En entrevue à RDI économie, Mme Freeland rappelle que la réplique d’Ottawa aux tarifs douaniers imposés aux produits canadiens se décline en trois parties : l’imposition de tarifs du côté canadien, une contestation légale devant Organisation mondiale du commerce (OMC) et enfin un « soutien de l’industrie ».

La ministre indique avoir parlé avec la vice-première ministre du Québec Dominique Anglade et qu’elle compte faire de même avec les représentants de l’industrie de l’aluminium. Elle insiste sur l’importance de soutenir l’industrie « comme nous avons fait avec l’industrie forestière », précise-t-elle au micro de Gérald Fillion.

La ministre canadienne des Affaires étrangères maintient que l’imposition de ces tarifs douaniers par les États-Unis est « une décision injuste et illégale ». Ces tarifs sont aussi néfastes pour les consommateurs américains et pour les entreprises américaines. « Ce que nous voulons est dans l’intérêt des États-Unis », soutient Chrystia Freeland.

La ministre Freeland tient toutefois à souligner des déclarations encourageantes provenant de Washington, notamment celle du secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross, à l'effet que le Canada ne constitue pas une menace à la sécurité nationale des États-Unis.

La ministre Freeland accueille également favorablement la précision de M. Ross, qui témoignait devant un comité sénatorial à Washington mercredi.

Tout en évoquant qu'un nouvel Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) pourrait faire disparaître les tarifs de l'administration Trump sur l'acier et l'aluminium, il a reconnu que Washington n'affichait pas de déficit commercial avec le Canada en lien avec l'acier. Les États-Unis présentent plutôt un excédent avec le Canada au chapitre de la valeur en dollars de ces échanges, a-t-il ajouté.

Républicains et démocrates redoutent notamment des pertes d'emplois aux États-Unis et des hausses de prix pour les consommateurs. Des craintes que les négociateurs martèlent sur toutes les tribunes aux États-Unis, indique Mme Freeland.

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