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Ottawa veut que les Sénateurs aient un plan pour le Centre Canadian Tire avant qu’il ne soit vacant

Le maire Jim Watson, qui s'apprête à participer aux discussions concernant le réaménagement des plaines LeBreton, veut éviter que le Centre Canadian Tire (CCT) reste vide lorsque les Sénateurs déménageront au centre-ville d'Ottawa.

M. Watson souhaite ainsi ne pas reproduire un scénario semblable à ce qui s’est produit Edmonton ou Kansas City, où les arénas sont restés inoccupés lorsque les équipes qui y jouaient ont déménagé.

Le sort du CCT doit donc être réglé avant que les Sénateurs ne le quittent.

Le président des Sénateurs d’Ottawa, Tom Anselmi, a mentionné que son organisation n’avait pas encore choisi de plan pour le CCT lorsque l’équipe déménagera.

« Lors de ma dernière discussion avec les Sénateurs, ils n’avaient pas de proposition pour ce site », a confirmé le maire mardi.

Négociations confidentielles

Le groupe RendezVous LeBreton — qui a l’appui des Sénateurs — prévoit déjà la construction d’un nouvel amphithéâtre pour une équipe de la Ligue nationale de hockey dans son plan de réaménagement des plaines. Le projet comprend également 4000 unités de logements et d’autres installations publiques.

Même si la Ville d’Ottawa n’est pas encore impliquée dans les discussions confidentielles entre RendezVous LeBreton et la Commission de la capitale nationale (CCN), l’administration s’attend à prendre place à la table de négociations dans les étapes ultérieures du projet.

Les conseillers réunis lors de la séance du Comité des finances et du développement économique mardi ont approuvé un cadre régissant la participation de la municipalité à ces négociations.

La Ville serait représentée à la table de négociations par le maire et le directeur municipal, Steve Kanellakos.

« Pour avancer un dossier de la magnitude qu’on regarde pour les plaines LeBreton, ça va prendre beaucoup de négociations et de discussions », a souligné le conseiller du district d’Orléans, Bob Monette.

Le cas d’Edmonton

Edmonton est la plus récente ville canadienne dont l’équipe de hockey professionnelle a déménagé dans un nouvel aréna au centre-ville. L’administration municipale a annoncé en septembre qu’elle fermerait de façon permanente l’ancien amphithéâtre parce qu’elle ne pouvait pas trouver de plan viable pour l’immeuble.

Le conseil municipal n’a pas discuté du sort du Colisée Northlands jusqu’à ce que la construction du nouvel aréna soit presque terminée.

Le président du Comité stratégique pour l’aréna Northlands, Andrew Ross, a suggéré aux conseillers municipaux de considérer l’Aréna Kemper à Kansas City comme un exemple de ce qui peut se produire lorsque les décideurs attendent à la dernière minute.

« J’ai la chair de poule en pensant à cet endroit parce qu’il est abandonné », aurait admis M. Ross l’an dernier.

Ottawa a encore moins de contrôle sur le destin de l’ancien aréna de son équipe de hockey puisque contrairement à la capitale albertaine, Ottawa ne possède pas le CCT.

« Le défi avec cet endroit, c’est qu’il appartient au privé et se trouve sur un terrain privé », a rappelé M. Watson.

Des résidents inquiets.

Le conseiller du district de Stittsville — le secteur où se trouve le CCT — Shad Qadri, a affirmé que les résidents du quartier s’inquiètent déjà du sort de l’aréna si les Sénateurs déménagent.

« Je ne veux pas que la communauté se sente exclue des discussions », a argué M. Qadri, en soulignant aussi que de 8000 à 10 000 personnes demeurent dans les environs du CCT et que ce nombre pourrait croître.

Le conseiller a affirmé que les promoteurs voudraient entamer la construction sur les nombreux terrains vacants autour du CCT avant qu’une décision ne soit prise concernant l’avenir de l’aréna. M. Qadri voudrait donc que les responsables de l’urbanisme considèrent ce facteur avant d’approuver les propositions des promoteurs.

Une entente de principe entre la CCN et RendezVous LeBreton est attendue d’ici la fin de l’année.

Avec les informations ce CBC et Gilles Taillon

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