J'ai vu certains élus peu informés, peu intéressés, peu enclins à vouloir fouiller plus à fond la question des paradis fiscaux, jeudi, à l'Assemblée nationale.

  Un texte de Gérald Fillion

Devant eux ont défilé des experts articulés, précis, passionnants : Marwah Rizqy, de l'Université de Sherbrooke, André Lareau, de l'Université Laval, et Alain Deneault, chercheur sur la question des paradis fiscaux et le rôle social des multinationales depuis plusieurs années.

Les experts sont venus dire clairement aux élus québécois : vous avez le pouvoir d'agir. Le Québec est souverain sur le plan fiscal et peut adopter des lois et règlements pour réduire les effets désastreux de l'évitement fiscal et des paradis fiscaux sur son économie.

On ne peut plus dire : c'est à Ottawa d'agir, c'est fédéral. C'est la réponse facile, à leur avis.

Je ne sais trop si c'est le système de ventilation ou une sorte de désenchantement, de cynisme ou de désintérêt, mais plusieurs des députés présents semblaient avoir abandonné la partie depuis longtemps. Impuissants devant les multinationales qui profitent avidement des paradis fiscaux et des stratégies d'optimisation fiscale, ils ne semblent pas convaincus de leur capacité d'agir.

Trois experts sont venus dire, avec vigueur et un soupçon de colère dans la voix, qu'il est plus que temps de réagir.

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