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Partenariat Bombardier-Airbus : Québec et Ottawa saluent un mariage stratégique

Le gouvernement du Québec estime que l'alliance entre l'avionneur québécois Bombardier et le géant européen Airbus est la « meilleure solution pour assurer l'avenir des 2000 emplois liés à la C Series ».

Pour Québec, ce partenariat stratégique assure la pérennité du programme et consolide non seulement les activités de Bombardier aéronautique, mais celles de l'ensemble de la grappe aérospatiale au Québec, qui représente près de 40 000 travailleurs.

Dominique Anglade, vice-première ministre et ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, se réjouit que la ligne d’assemblage principale soit maintenue à Mirabel, au Québec.

Ottawa applaudit également cette alliance stratégique. Pour François-Philippe Champagne, ministre fédéral du Commerce international, cette annonce est « la reconnaissance que la C Series est un avion d’exception ».

De son côté, le ministre fédéral de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, a souligné dans un communiqué que ce partenariat pourrait aider « à mettre la C Series sur la voie du succès, puisqu'il réunit d'une part l'excellence en innovation, et d'autre part un accès accru au marché ainsi qu'un pouvoir de vente sans précédent ».

« Une bonne nouvelle dans les circonstances », a dit pour sa part le maire de Montréal, Denis Coderre, pour qui cette entente « ouvre de nouveaux horizons pour la C Series ».

Même son de cloche du côté de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Son président, Michel Leblanc, y voit « une bonne décision » et souligne sur son compte Twitter le maintien des emplois à Montréal et l’accès au marché américain. « Honte à Boeing ! », ajoute M. Leblanc, faisant allusion à la plainte de l'avionneur américain qui a mené à l'imposition de droits compensatoires et antidumping de 300 % par le département du Commerce des États-Unis.

Pour Daniel Bordeleau, analyste en aéronautique, « les alternatives aux droits compensateurs américains n’étaient pas nombreuses ». Avec l’appui d’Airbus, le programme C Series « va bien se vendre », ajoute M. Bordeleau.

De plus, on peut désormais profiter du puissant réseau d’Airbus en termes de sous-traitance, d’affaires et de marketing, souligne Mehran Ebrahimi, professeur au Département de management et technologie à l’UQAM.

M. Ebrahimni rappelle que le programme C Series était destiné à l’origine au marché américain « pour aller remplacer les milliers d’avions qu’il fallait renouveler sur le marché américain ».

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