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Partenariat transpacifique : le Canada pourrait consentir à d'importantes concessions dans le secteur laitier

Le Canada se prépare à ouvrir sa frontière à plus de lait américain, sans que les États-Unis offrent un accès réciproque aux producteurs laitiers canadiens, selon ce qu'a appris CBC. 

Les négociateurs en chef de 12 pays, dont le Canada, sont réunis à Atlanta pour tenter de conclure un accord de Partenariat transpacifique, qui vise à créer une zone de libre-échange de presque tous les biens et services entre les pays concernés.

Le gouvernement Harper veut que l'accord soit entériné avant le scrutin du 19 octobre.

Les ministres n'avaient pas encore discuté du secteur laitier lors des dernières discussions à Hawaï en juillet.

Les concessions d'Ottawa risquent de transformer le paysage de la production laitière au pays. Selon CBC, le Canada serait prêt à accepter beaucoup plus de lait, de beurre, de fromage, de yogourt et autres produits laitiers provenant des États-Unis.

Les Américains auraient demandé que le marché canadien accepte davantage de ses produits laitiers, afin d'équilibrer les effets engendrés par l'ouverture du marché américain à des partenaires comme la Nouvelle-Zélande.

Selon les informations obtenues, le Canada accepterait qu'environ 10 % des produits laitiers disponibles au Canada soient importés des États-Unis. Des quantités qui pourraient « anéantir » l'industrie laitière canadienne, selon Yves Leduc, de Dairy Farmers of Canada.

Même si les négociateurs réussissent à réduire ce pourcentage de moitié avant la signature de l'accord, l'impact sera « énorme », avertissent les producteurs laitiers.

Le Partenariat transpacifique n'offrirait cependant pas de nouveaux marchés internationaux aux producteurs canadiens. Donc, des quotas plus élevés de produits laitiers américains sans droits tarifaires auraient fort probablement un impact important sur le marché canadien.

Les Producteurs laitiers du Canada affirment que l'industrie ne tolèrera jamais que le Canada accepte de telles exigeances des partenaires transpacifiques.

Des concessions si importantes pourraient provoquer la fermeture d'un grand nombre de fermes laitières et augmenter les prix pour les consommateurs, craint M. Leduc. Déjà, l'industrie laitière a été touchée par l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, rappelle-t-il.

Le gouvernement Harper a déjà laissé entendre que les producteurs canadiens qui seraient affectés seraient compensés, sans préciser de quelle manière.

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