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Partenariat transpacifique : qu’avait à gagner la Colombie-Britannique?

La Colombie-Britannique déplore la fin du Partenariat transpacifique et la perte des gains économiques qu'il faisait miroiter.

Un texte de Benoit Clément

Une des premières décisions du président Donald Trump après son arrivée au pouvoir a été de retirer les États-Unis du Partenariat transpacifique (PTP). Cet accord aurait lié 12 pays d'un bout à l'autre de l'océan Pacifique, pour créer la plus grande zone de libre-échange du monde.

La décision du président Trump met fin à l’entente, à laquelle le fédéral et le gouvernement de la Colombie-Britannique étaient favorables. La première ministre de la province, Christy Clark, est déçue, mais croit que ce n’est pas une surprise.

« Nous pouvions nous attendre à ce développement depuis au moins un an. Les deux candidats à la présidence américaine étaient contre le PTP », explique la première ministre.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique vantait depuis longtemps les bénéfices du Partenariat transpacifique. Selon leurs données, l’ouverture de plusieurs marchés asiatiques aux produits de la province aurait grandement favorisé l’économie.

Dan Baxter, le directeur des politiques à la chambre de commerce de la Colombie-Britannique, est également déçu. Selon lui, c'est une occasion ratée d’échanger des milliards de dollars en marchandises avec divers pays d’Asie.

Le PTP aurait été très bénéfique pour l’industrie forestière, l’agriculture et la production de biens industriels dans la province.

Dan Baxter, directeur des politiques, Chambre de commerce de C.-B.

Il espère maintenant que les autres signataires de l’entente vont se rassembler et conclure un nouvel accord de libre-échange.

Soupir de soulagement

La présidente de la Fédération des travailleurs de la Colombie-Britannique, Irene Lanzinger, est quant à elle ravie de la fin annoncée de l’entente. « Le PTP aurait été terrible pour les travailleurs canadiens », estime-t-elle. Elle explique par exemple que les compagnies étrangères qui auraient souhaité s’implanter au Canada auraient pu embaucher leu propre main-d'oeuvre et laisser de côté les travailleurs canadiens.

Les normes canadiennes en matière d’emploi sont élevées comparativement à d’autres pays. Les traités de libre-échange ont tendance à réduire ces normes.

Irene Lanzinger, présidente de la Fédération des travailleurs de la C.-B.

Et maintenant?

Christy Clark affirme qu’il faut continuer le travail déjà entamé. « Le monde n’a pas changé. Le PTP n’existait pas auparavant, et il n’existe pas maintenant non plus », a-t-elle affirmé. La première ministre souhaite se concentrer sur la signature d'ententes individuelles avec différents pays asiatiques.

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