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Pas d’entente en vue sur le bois d’œuvre, selon Chrystia Freeland

Questionnée sur la crise du bois d'œuvre entre le Canada et les États-Unis en marge d'une conférence à Montréal, la ministre des Affaires étrangères a déclaré que les négociations se poursuivaient activement avec Washington, mais que les positions étaient encore très éloignées.

La ministre Freeland, qui prenait part au Forum économique international des Amériques, a expliqué que rien n’était encore résolu dans ce différend commercial depuis l’imposition par Washington de droits compensatoires pouvant aller jusqu’à 26 % sur le bois d’œuvre canadien exporté aux États-Unis.

« Nous croyons réellement qu’autant en termes de loi que de réalité économique, il existe de bonnes bases pour les parties afin de négocier un accord raisonnable. Je demeure en contact très régulièrement avec le département du Commerce américain et le secrétaire Ross sur ce dossier », a assuré Mme Freeland.

Mais si son gouvernement fait preuve d’ouverture, il n’en demeure pas moins déterminé à se défendre face à l’imposition de cette surtaxe de la part du gouvernement de Donald Trump.

« Nous sommes totalement convaincus de la justesse de notre position. Nous croyons que les droits compensatoires imposés sur nos produits ne sont que punitifs et sans fondements, a lancé Chrytia Freeland. Et nous allons continuer de défendre l’industrie du bois d’œuvre du Québec et de tout le Canada. Ça vaut la peine de se rappeler que, par le passé, nous avons chaque fois gagné à tous les niveaux et nous sommes convaincus que cela va continuer », a souligné la ministre.

Les États-Unis ont besoin de bois canadien

Pour Chrystia Freeland, l’équation est simple et naturellement en faveur de l’industrie forestière canadienne, puisque les producteurs américains n’arrivent tout simplement pas à suffire à la demande intérieure en matériaux de construction. Les États-Unis doivent acheter du bois pour leurs chantiers de construction. C’est pourquoi il est dans l’intérêt des Américains de trouver un terrain d’entente, ce qui est préférable aux tribunaux, selon elle.

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