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Pas de programme de développement international au Burkina Faso pour Gatineau

Le conseil municipal de Gatineau a décidé de faire marche arrière et de ne pas soumettre la candidature de la Ville a un programme de développement international au Burkina Faso de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

À la suite d'une présentation faite par la direction de la Ville, mardi, les élus ont majoritairement voté pour rejeter le projet. Seule la conseillère Sylvie Goneau, qui avait réussi à convaincre ses collègues d'appuyer la démarche lors de la dernière rencontre du conseil municipal, a voté en faveur de la résolution.

L'analyse présentée mardi était conditionnelle à la poursuite des démarches pour soumettre la candidature de Gatineau.

Mme Goneau, qui est aussi candidate à la mairie, avait présenté la participation de Gatineau à ce programme de développement au Burkina Faso comme une occasion de développement économique pour la municipalité et pour les entreprises gatinoises.

Or, selon l'analyse réalisée par la direction générale, la Ville n'a ni l'expertise ni les ressources pour aller accompagner une commune du Burkina Faso pour la mise sur pied de divers programmes touchant les femmes et les jeunes pour une période de quatre années.

Un projet coûteux

L'analyse a notamment établi que Gatineau aurait dû embaucher un employé permanent, disposant de l'expertise nécessaire, ce qui aurait représenté une dépense annuelle de 90 000 $. Le nouvel employé aurait consacré le tiers de son temps à préparer la mission et coordonner les efforts gatinois en territoire burkinabé.

Selon la Ville, le développement économique pour les entreprises n'est pas le but premier du programme de la FCM. Les retombées n'auraient donc été qu'à long terme.

« Mais dans le développement économique, les retombées sont toujours à long terme », a rappelé Mme Goneau. « Il y a un travail qui doit être fait sur le terrain par nos partenaires », a ajouté la conseillère, soutenant que plusieurs entreprises de la région auraient pu mettre la main à la pâte.

Même si elle avait qualifié de victoire politique la décision du conseil, le 25 janvier dernier, Mme Goneau refuse de voir dans le vote de mardi une défaite.

Selon les informations de la journaliste Nathalie Tremblay