Retour

Paspébiac se penche sur son avenir en misant sur son histoire

Paspébiac, c'est 200 ans d'histoire de pêche sur une pointe de sable unique en Gaspésie. C'est sur le développement et le réaménagement de ce site que la Municipalité veut miser pour se démarquer comme destination touristique.

Un texte de Joane Bérubé

La Municipalité a présenté samedi son plan de développement du Banc-de-Pêche lors d’une journée citoyenne organisée pour réfléchir aux défis des prochaines années.

Un plan réalisé par une firme de consultants a été, en quelque sorte, le plat de résistance de cette journée à laquelle ont participé une trentaine de citoyens.

L’étude recommande la création de 13 axes de développement rattachés à 13 projets.

Un site mieux exploité

Un de ces projets, la construction au coût de 28 millions de la nouvelle usine d’Unipêche MDM, est vu comme une occasion d’affaires pour l’ensemble du site.

La Ville doit en effet rénover les installations d’égout et d’aqueduc dans le secteur.

Paspébiac veut en profiter pour améliorer d’autres installations afin de mieux desservir les autres occupants comme le Site historique du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac, le camping et la marina.

Le barachois sera, dans la foulée, mis en valeur grâce, entre autres, à l’interprétation de la faune et de la flore. Paspébiac verra aussi à végétaliser la pointe du banc de sable afin de la protéger contre l’érosion.

Paspébiac ambitionne aussi d’allonger le séjour des touristes en améliorant l’offre d’hébergement et de restauration. « On parle d’hébergement d’expérience, sur le Banc-de-Pêche, quelque chose de particulier sur pilotis », indique le maire de Paspébiac Régent Bastien.

L’aménagement du site sera, dans l’ensemble, revu pour améliorer l’expérience maritime.

Grâce à cette journée, le maire espère que tous les intervenants de Paspébiac parleront le même langage, avec « la même signature » et le même message de développement.

Le plan de développement sera présenté à différents ministères d’ici la fin juin dans le but d’obtenir du financement.

La Ville poursuit d'ailleurs ses démarches pour financer la rénovation des égouts et de l’aqueduc ainsi que les divers travaux d’aménagements. La facture est évaluée à 3 millions de dollars, dont un peu moins de 2 millions pour le seul réseau d’égout.

Autres infrastructures

La vocation de certains bâtiments désaffectés comme le presbytère, le vieil aréna ou l’ancien centre administratif de la Commission scolaire René-Lévesque a aussi occupé une partie des discussions de la journée.

« Les gens ne veulent pas démolir, ils veulent sauvegarder notre patrimoine », rapporte Régent Bastien.

Les participants ont plutôt souhaité que des démarches soient entreprises pour créer un incubateur d’entreprises ou pour l’implantation d’une chaire de recherche autour de la pêche et de l’aquaculture.

Plus d'articles