Voici la liste des 10 pays sans impôt sur le revenu, selon une enquête réalisée par KPMG  portant sur 114 pays. Certains de ces pays sont des paradis fiscaux bien connus, mais d’autres ne prélèvent pas d’impôt tout simplement parce que leurs gouvernements réussissent grâce à la gestion de leurs ressources naturelles à couvrir toutes les dépenses du pays.

impôt sur le revenu

Des Saoudiennes et leurs enfants en route vers un rallye marquant le 83e Jour national de l’Arabie saoudite à Riyad, la capitale du royaume, le 23 septembre 2013. Crédit photo: FAYEZ NURELDINE/AFP/Getty Images

Arabie saoudite

Le Royaume d’Arabie saoudite est le 2e plus grand pays du monde arabe après l’Algérie, avec une superficie de plus de 2 millions de km². L’Arabie saoudite est située entre l’Irak, la Jordanie, le Koweït, l’Oman, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Yémen et est bordée par la mer Rouge et le golfe Persique. C’est le plus grand exportateur de pétrole au monde.

Il n’y a aucun impôt sur le revenu, mais les travailleurs autonomes expatriés sont imposés à un taux de 20 %. Les employés versent 9 % de leur revenu en cotisations de sécurité sociale, tandis que les employeurs ajoutent un autre 9 %. Parmi les autres taxes, on retrouve un impôt sur les gains en capital de 20 %.

Le pétrole est la plus grande source de revenus du gouvernement. Le tiers de la population de l’Arabie saoudite est formé d’expatriés, des travailleurs provenant souvent de l’Asie du Sud et du Sud-Est, qui demandent un salaire moindre que les travailleurs locaux.

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Vue de la Mecque, en Arabie saoudite, le lieu de naissance du prophète Mahomet et du pèlerinage annuel de millions de fidèles de l’islam. C’est aussi le lieu vers lequel les croyants musulmans adressent leurs prières quotidiennes. Crédit photo: BBC

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Crédit photo: Jane Wooldridge/Miami Herald/MCT via Getty Images

Bahamas

Les Bahamas, ou Commonwealth des Bahamas, sont un archipel de 700 îles et îlots situé dans l’océan Atlantique, à l’est de la Floride, au nord de Cuba et à l’ouest des îles Turques-et-Caïques.

L’économie des Bahamas est concentrée sur les services touristiques et financiers. Le tourisme représente 60 % du produit intérieur brut du pays, qui reçoit annuellement quatre millions de visiteurs. L’industrie bancaire et financière représente un cinquième du PIB. Environ 70 % des revenus du gouvernement proviennent des droits sur les biens importés.

Même s’il n’y a pas d’impôt sur le revenu, les employés versent 3,9 % de leur salaire jusqu’à un maximum de 31 200 $ par année pour contribuer à une sécurité sociale appelée l’Assurance nationale. Les employeurs versent 5,9 % du salaire de l’employé, tandis que les travailleurs autonomes doivent verser 8,8 % de leurs revenus. Il existe aussi un impôt foncier de 1 %.

À vélo, sans auto

Les voitures ne sont pas autorisées dans la petite ville historique de Hopetown, sur les îles Abacos, le 2e plus grand territoire de l’archipel des Bahamas. Crédit photo: Jane Wooldridge/Miami Herald/MCT via Getty Images

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La grande mosquée de Manama, à Bahrein. Crédit photo: iStock

Bahreïn

Le Royaume du Bahreïn est un petit pays arabe situé près de la côte ouest du golfe Persique, au Moyen-Orient. L’île de Bahreïn constitue l’essentiel du territoire de cet archipel. Elle est reliée à l’Arabie saoudite à l’ouest, à l’Iran au nord et est séparée du Qatar au sud-est par le golfe de Bahreïn. La population est d’environ 1 300 000 personnes, dont plus de 660 000 expatriés.

Il n’y a aucun impôt sur le revenu au Bahreïn dont l’économie est basée, à environ 70 %, sur les rendements des champs pétroliers que le pays partage avec l’Arabie saoudite. Les citoyens versent 7 % de leur revenu total à la sécurité sociale, tandis que les expatriés payent 1 %. Les employeurs versent 12 % du revenu des employés et 3 % du revenu des employés expatriés.  Parmi les taxes indirectes, on retrouve des droits de timbre allant jusqu’à 3 % de la valeur des propriétés des transferts immobiliers. Les expatriés doivent aussi payer une taxe municipale de 10 % lors de la location de maisons.

La santé économique du pays fluctue selon la variation de l’or noir. Le Bahreïn a de bons équipements de communication et de transports et accueille de nombreuses multinationales qui y développent notamment des services financiers, puisque le Bahreïn possède la réglementation fiscale la plus basse du golfe Persique.   Sur la photo, 

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Des bateaux dans le port de Harrington Sound, aux Bermudes. Crédit photo: John Greim/LightRocket via Getty Images

Bermudes

Les Bermudes sont un archipel d’Amérique du Nord et un territoire britannique d’outre-mer. Les Bermudes sont, comme les Bahamas, un pavillon de complaisance, ou pavillon de libre immatriculation, ce qui signifie que des navires étrangers peuvent arborer leurs pavillons au caractère peu contraignant en matière de fiscalité, de sécurité du navire ou de droit de travail auquel est soumis l’équipage.

L’archipel est aussi un paradis fiscal. De nombreux riches Américains sont des résidents bermudiens. On y trouve l’un des niveaux de vie les plus élevés au monde, ce qui fait que le pays est peu abordable tant pour les touristes à revenus moyens que pour les postulants à faible revenu qui souhaiteraient y résider de manière permanente.

Il n’y a pas d’impôt sur le revenu, mais les employeurs peuvent demander aux travailleurs de verser un peu moins de la moitié de la taxe de cotisation sociale de 14 % qu’ils doivent au gouvernement sur les premiers 750 000 $ de revenu d’un employé. Les travailleurs doivent aussi payer 30,40 $ par semaine à la sécurité sociale, montant qui doit être égalé par l’employeur. Parmi les autres taxes, on trouve un impôt foncier pouvant aller jusqu’à 19 % selon la valeur de location annuelle des terrains déterminée par le gouvernement. Un droit de timbre variant de 5 à 20 % s’applique aussi aux héritages et successions, selon leur valeur foncière. Les droits de douane sur les biens importés sont une source importante de revenus pour le gouvernement. Les individus qui viennent s’installer aux Bermudes sont taxés de 25 % sur les biens qu’ils amènent avec eux. 

Avec sa basse fiscalité, le pays attire les entreprises internationales : plus de 20 % de la population est née à l’étranger. D’un autre côté, un permis de travail valable pour 10 ans coûte… 20 000 $.

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La mosquée Jame’ ‘Asr Hassani. Bolkiah, à Bandar Seri Begawan, au Brunei. Cette mosquée a 29 dômes en or, un pour chaque sultan de la plus vieille dynastie dirigeante du monde. Crédit photo: Jeremy Horner/LightRocket via Getty Images

Brunei Darussalam

Le Sultanat de Brunei, appelé aussi Brunei Darussalam, est un petit État enclavé dans l’état malais de Sarawak et situé dans le nord de l’île de Bornéo, en Asie du Sud-Est. Il est cerné par la mer de Chine méridionale et la Malaisie. C’est l’un des 4 membres du Commonwealth qui possède sa propre monarchie.

L’économie du Brunei est fondée essentiellement sur une seule ressource, les hydrocarbures, et principalement le pétrole, exploité depuis 1929. C’est, selon la Banque mondiale, l’un des pays d’Asie où l’on vit le mieux. Le Brunei est le seul pays d’Asie à figurer sur la liste des 10 pays sans impôt sur le revenu. Les employés sont par contre tenus de verser 5 % de leur salaire à un fonds de fiducie de la sécurité sociale, et 3,5 % à un régime de retraite, les 2 montants étant égalés par l’employeur. Il y a aussi une taxe de 12 % sur les édifices situés dans la capitale du sultanat, Bandar Seri Begawan.

Bien que les soins hospitaliers et la scolarité soient gratuits et les impôts inexistants, la société brunéienne est plus disparate qu’il n’y parait : près de 20 % des Brunéiens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Grâce à la présence des étrangers et le dynamisme économique, la condition des femmes s’est améliorée au pays. Seulement 20 % des femmes travaillaient en 1971, contre 57 % en 2012, dont 28 % sont des cadres supérieures.

Contrairement à ses voisins, la Malaisie et l’Indonésie, le sultanat n’a jamais encouragé le commerce du bois. Résultat : 75 % du territoire est encore occupé par la jungle. Depuis 2007, le pays tente de développer le tourisme vert.

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Des bateaux et des bateaux-taxis sur Dubai Creek pendant qu’un avion s’envole de l’aéroport international de Dubai, en novembre 2013. Crédit photo: Christopher Furlong/Getty Images

Émirats arabes unis

L’État des Émirats arabes unis regroupe 7 émirats situés au Moyen-Orient, entre le golfe Persique et le golfe d’Oman. Les Émirats sont parmi les plus importants producteurs et exportateurs de pétrole et on y trouve les revenus annuels par habitant parmi les plus élevés du monde, à 49 000 $.

Il n’y a ni impôt sur le revenu ni impôt sur les gains en capital. Le pays est dépendant de l’argent des pétrolières qui paient jusqu’à 55 % en taxes aux entreprises. Les banques étrangères paient environ 20 %. Les employés expatriés ne paient pas la sécurité sociale, mais les citoyens des Émirats doivent verser mensuellement 5 % de leurs revenus totaux à la sécurité sociale. Les employeurs doivent aussi verser chaque mois de 12,5 à 15 % du salaire de base de l’employé à la sécurité sociale et au régime de retraite.

D’autres taxes indirectes sont prélevées, dont les frais de logement, des péages routiers et des taxes municipales. L’État facture une taxe de 30 % sur l’alcool et une taxe additionnelle de 50 % sur l’alcool vendu à Dubai, la capitale économique de la fédération.

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La ville de George Town, à Grand Cayman, en 2008. Crédit photo: David Rogers/Getty Images

Îles Cayman

Les îles Cayman sont un territoire d’outre-mer du Royaume-Uni, situé dans les Caraïbes, au sud de Cuba et au nord-ouest de la Jamaïque. Ce territoire comprend 3 îles, Grand Cayman, Cayman Brac et Little Cayman. Avec un revenu moyen d’environ 65 000 $, les Caymaniens ont le plus haut niveau de vie des Caraïbes.

Le territoire imprime sa propre monnaie (Cayman Islands Dollar). La plus grande source de revenu du gouvernement provient de la taxation indirecte. Il n’y a aucun impôt sur le revenu, ou sur les gains en capital ou d’entreprise. Des droits d’importation de 5 à 22 % (de 29,5 à 100 % pour les automobiles) sont prélevés sur les biens importés.

Certains articles en sont exemptés, comme les livres, les appareils photo et les formules pour enfants. Il y a également une taxe gouvernementale de 13 % sur l’hébergement touristique et une taxe de départ aéroportuaire de 25 $ US.

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Une vue d’ensemble de la ville de Koweït, photographiée de la tour Al-Hamra. La tour est l’un des édifices les plus élevés du Koweït et l’une des 10 plus hautes tours du monde. Elle mesure 412 mètres de haut et compte 77 étages. Crédit photo: YASSER AL-ZAYYAT/AFP/Getty Images

Koweït

L’État du Koweït, situé en Asie, au nord de la péninsule arabique, sur le golfe persique, est bordé par l’Arabie saoudite et l’Irak. Il est indépendant depuis 1961.

C’est un important producteur de pétrole, ses réserves sont les sixièmes plus importantes au monde : 90 % de ses recettes publiques proviennent du pétrole et le pays a l’intention d’investir plus de 40 milliards de dollars dans les 15 prochaines années pour modernises les installations de l’industrie pétrolière. Il n’y a pas d’impôt sur le revenu au Koweït, mais les ressortissants doivent verser 7,5 % de leur salaire à la sécurité sociale et leurs employeurs, 11 %.

Même s’il est l’un des pays les plus riches par habitant, des grèves et des manifestations des travailleurs du secteur public mécontents de leurs salaires ont poussé le gouvernement à introduire une augmentation de salaire de 25 % en 2012. 

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Une vue de la ville de Muscat, à Oman, en 2012. Crédit photo: Thomas Imo/Photothek via Getty Images

Oman

Le Sultanat d’Oman est un pays du Moyen-Orient situé au sud de la péninsule d’Arabie, sur les bords du golfe d’Oman et de la mer d’Arabie. Il est bordé par les Émirats arabes unis au nord, l’Arabie saoudite à l’ouest et le Yémen au sud-ouest. L’Oman est une monarchie indépendante depuis le milieu du 18e siècle.

Son économie est en grande majorité dépendante de l’extraction de ses ressources en pétrole. Près de 70 % de son revenu provient de l’extraction, viennent ensuite le tourisme et l’agriculture. Il n’y a pas d’impôt sur le revenu ou sur les gains capitaux, mais les citoyens doivent verser 6,5 % de leur salaire mensuel à la sécurité sociale.

Malgré sa richesse, le Sultanat d’Oman a connu toute une série de manifestations de ses citoyens qui demandent du travail et des prestations d’emploi depuis 2011 et qui vivent du ressentiment face aux emplois offerts aux étrangers, qui représentent environ 40 % de la population.

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Des femmes marchant le long de West Bay, à Dohan, au Qatar. Crédit photo: Christof Koepsel/Getty Images

Qatar

Le Qatar est une presqu’île de près de 12 000 km2 située sur la rive sud du golfe Persique. Le pays est bordé au sud par l’Arabie saoudite et par le golfe de Barheïn à l’ouest.

Dominé par les Perses pendant des milliers d’années puis, plus récemment par Bahreïn, par les Ottomans et les Britanniques, le Qatar est devenu un état indépendant en 1971. Contrairement à la plupart des émirats voisins, le Qatar a refusé de devenir un membre des Émirats arabes ou de l’Arabie saoudite.

Le Qatar est le pays le plus riche du monde avec un produit intérieur brut (PIB) de 100 012 $ par habitant, en 2012. Son économie est basée sur ses réserves de gaz naturel — les troisièmes plus grandes au monde. Les entreprises impliquées dans le pétrole et le gaz ont un taux de taxes de 35 %. Il n’y a aucun impôt sur le revenu, dividendes, redevances, profits, gains en capital et immobilier. Les ressortissants doivent par contre verser 5 % de leur revenu à la sécurité sociale tandis que les employeurs versent 10 %.  Il y a aussi une taxe indirecte de 5 % sur les biens importés.

Les étrangers forment environ les deux tiers de la population du Qatar.

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