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Pêche au homard : inquiétude chez les employés d'usine

Des employés d'usines de transformation de homard au Nouveau-Brunswick craignent les conséquences des fermetures de zones de pêche pour protéger les baleines noires de l'Atlantique Nord.

Un texte de René Landry

Comme dans plusieurs usines, l'inquiétude est palpable chez Bolero, à Saint-Simon. L'un des dirigeants a dû s'adresser aux employés pour tenter de les rassurer. Les employés de Bolero travaillent de longs quarts. L'usine s'approvisionne de plusieurs endroits et ne dépend donc pas uniquement du homard pêché au large de la Péninsule acadienne.

Malgré tout, plusieurs employés croisés pendant l'heure du dîner ne cachent pas qu'ils ne sont pas complètement rassurés. Les employés sont inquiets, c'est sûr, indique Anita Ferron Power. Ils se demandent s'ils vont travailler pendant assez de semaines pour avoir leur chômage. Si la pêche ferme à Miscou, ça va nous faire perdre plusieurs de milliers de livres de homard. Le patron, Roger Foulem, nous a parlé pour nous rassurer. Il a dit que ça allait assez bien quand même. Ici, on travaille beaucoup. On fait beaucoup d'heures. On est choyés.

La colère des pêcheurs

Lisa Brown est de Miscou. Elle a donc des échos de la colère des pêcheurs de cette région. Ils ne savent plus où mettre leurs casiers. Ils ne sont pas pour les mettre sur le bord de la côte, il n'y a pas de homard là. C'est du jamais vu.

C'est certain qu'il y a de l'inquiétude, ajoute Yvette Lanteigne. Qu'est-ce qu'on fait si jamais l'usine arrête? Il ne faut pas qu'il y ait de crise ou d'accidents. Comment tout ça va se passer? C'est inquiétant. Ce sont les hommes de pont et les travailleurs d'usine qui risquent de payer le prix.

Comme les autres, Thérèse Power se croise les doigts en espérant que tout se passe bien. On va continuer la saison, mais les employés sont inquiets quand même.

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