Retour

Pêches et Océans refuse la solution proposée par l'Union des pêcheurs des Maritimes

« Nous sommes extrêmement déçus », lance d'emblée Martin Mallet, directeur par intérim de l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM). L'organisation avait proposéd' exempter les eaux peu profondes des fermetures temporaires de zones de pêche où des baleines sont aperçues.

Un texte d'Anaïs Brasier

L’UPM avait demandé à Pêches et Océans de limiter les futures fermetures dynamiques afin d'exclure les zones dont la profondeur est de moins de 60 pieds, ou 10 brasses. « Les baleines noires sont présentement au large, au-delà de 20 brasses d'eau, assure Martin Mallet. L'ensemble de nos pêcheurs sont près des côtes, ça n'affecte pas les baleines. »

Pêches et Océans lui a annoncé son refus vendredi. « Non seulement la nôtre, mais celle du regroupement des pêcheurs de la Gaspésie aussi », explique Martin Mallet, qui comprend mal cette décision.

L'UPM souhaitait une « modification au protocole dynamique » afin d'éviter une crise, advenant une future fermeture de zone. « Si une baleine dévie de la zone fermée parce qu'elle est malade et qu'elle atterrit vers l'ouest, on peut avoir une fermeture énorme de la pêche côtière », explique Martin Mallet.

L'UPM ne baisse pas les bras

« On va continuer la pression », assure Martin Mallet. L'UPM rencontrera bientôt les pêcheurs, afin de « discuter de la stratégie pour la suite ».

Pêches et Océans Canada a émis un communiqué vendredi après-midi, dans lequel il explique que « ces mesures sont destinées à aller au-delà de la simple protection de ces baleines, et ce faisant, elles protègent également le bien-être économique à long terme de nos collectivités côtières. Le monde entier nous observe pour voir comment nous relevons ce défi, et nous sommes soucieux des répercussions que pourrait subir le commerce en raison de nos choix. »

La saison de pêche au homard prend fin le 30 dans la Péninsule acadienne.

Avec les informations de Nicolas Steinbach

Plus d'articles