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Pêches : les usines peuvent employer plus de travailleurs étrangers cette année

Le gouvernement fédéral ne limite plus le nombre de travailleurs étrangers temporaires que les industries saisonnières peuvent embaucher en 2016.

Le gouvernement conservateur précédent a resserré les règles du programme. Le 1er juillet 2015, le pourcentage permis de travailleurs étrangers temporaires à rémunération peu élevée est passé de 30 % à 20 %. Il doit diminuer à 10 % le 1er juillet 2016.

Le mois dernier, le nouveau gouvernement libéral a toutefois accordé une exemption à plusieurs catégories d'entreprises, dont toutes les saisonnières qui emploient des travailleurs durant 180 jours par année au maximum. Ces entreprises doivent encore prouver qu'elles ne peuvent trouver assez d'employés localement, mais il n'y a aucune limite au nombre de travailleurs étrangers temporaires qu'elles peuvent embaucher par l'entremise du programme.

Les transformateurs de produits marins de l'Atlantique demandaient d'ailleurs à Ottawa de leur permettre d'employer plus de travailleurs étrangers temporaires.

Le directeur des affaires corporatives chez Pêcheries Westmorland, Nathanaël Richard, dit être « relativement satisfait ». 

« C'est quelque chose de temporaire, mais ça augure bien pour l'avenir, dit-il. On parle d'une refonte du programme qui va tenir compte des spécificités de l'industrie. C'est une très bonne nouvelle. »

Nathanaël Richard ajoute que la quantité de homard a explosé depuis 10 ans. Selon lui, les changements apportés au programme de travailleurs étrangers temporaires ont amplifié la pénurie de travailleurs.

Dennis King, directeur de l'Association des transformateurs de l'Île-du-Prince-Édouard, affirme que les entreprises comme le gouvernement veulent avant tout employer la main-d'oeuvre locale. Il assure qu'aucun travailleur de la province n'a été remplacé par un travailleur étranger temporaire. Il précise que les entreprises n'ont recours aux travailleurs étrangers que durant les périodes de production les plus intenses.

Le député de Malpeque, Wayne Easter, président du Comité permanent des finances de la Chambre des communes, affirme que le gouvernement doit surveiller attentivement la situation afin de s'assurer que les exemptions n'entraînent pas une baisse générale des salaires dans les industries saisonnières.

Wayne Easter ajoute que le gouvernement va réviser le programme l'an prochain. Il devrait y avoir encore des limites sur le nombre de travailleurs étrangers temporaires, dit-il, mais elles pourraient être différentes pour chaque industrie.

Nathanaël Richard souhaite que le gouvernement mette en place un programme mieux adapté aux industries saisonnières. « Il y a déjà un précédent dans le secteur agricole et je crois que c'est un bon modèle sur lequel on devrait repenser le programme », dit-il.

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