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Pénurie de main-d’œuvre en Abitibi-Témiscamingue : Val-d’Or directement touchée

Le sujet préoccupe de façon importante les quelque 300 participants du Colloque en ressources humaines qui se tenait jeudi à Val-d'Or. Plusieurs d’entre eux affirment être affectés par la pénurie de main-d’œuvre.Selon la directrice des Centres locaux d'emploi de Val-d'Or et Senneterre, Chrisitine Duchesneau, Val-d'Or vit une situation de déséquilibre. « Actuellement, 78 jeunes seraient aptes à intégrer le marché du travail, pour cent départs à la retraite. Cette semaine, sur le placement en ligne sur la Vallée-de-l'Or nous avions 330 emplois disponibles, ce qui est assez exceptionnel. 330 emplois, je ne suis pas certaine d'avoir vu ça depuis la création d'Emploi Québec », estime-t-elle.Le Balthazar Café, pour sa part, est continuellement à la recherche de nouveaux employés. Sa propriétaire, Isabelle Boutin, souligne que la situation est particulière dans le domaine de la restauration.

C'est difficile. Pas parce qu’il n'y a pas de monde, mais parce qu’on a des gros joueurs au niveau des salaires qui nous entourent. C'est difficile pour les PME, surtout en restauration, d'aller chercher des employés qui sont prêts à travailler à un salaire moindre si on compare avec celui offert dans les mines

Isabelle Boutin

Industrie minière aussi touchéeLa pénurie de main-d’oeuvre touche également l'industrie minière. Selon la conseillère en ressources humaines Arianne Jutras, c'est le cas des Mines Richmont. Ces dernières sont à la recherche de travailleurs spécialisés. « On a beaucoup de jeunes qui sortent de l'école, mais pas beaucoup de gens d'expérience dans les métiers spécialisés », soutient-elle.