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Pénurie de main-d'œuvre en Gaspésie : des travailleurs mexicains à la rescousse

Trente travailleurs mexicains se trouvent en Gaspésie pour pallier le manque de main-d'œuvre à l'usine E. Gagnon et fils de Sainte-Thérèse-de-Gaspé.

Un texte de Bruno Lelièvre avec la collaboration de Joane Bérubé

Les nouveaux travailleurs sont arrivés lundi en fin de journée. Ils ont commencé leur premier quart de travail mercredi, en soirée. Ils seront principalement affectés à la transformation du crabe.

Marcella Ortiz espère qu’elle gagnera plus d’argent ici que dans son pays. Elle se dit très contente d’être en Gaspésie. « Mais, dit-elle, je suis nerveuse pour le travail. Ici c’est très beau, une petite ville. C’est une différente culture. »

« C'est difficile pour nous dans notre pays, au niveau financier, en ce moment. On recherche une vie meilleure », commente son compatriote, Fercy Zazueta.

En début de semaine, le groupe de Mexicains a visité l'usine et rencontré les nouveaux collègues. Ils ont aussi ouvert un compte bancaire.

Pour faciliter les communications, ils sont accompagnés de traducteurs, embauchés par l’employeur.

Pénurie de main-d'œuvre

L’embauche de travailleurs étrangers est une première pour E. Gagnon et fils, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, qui transforme du crabe des neiges et du homard.

La direction a dû faire ce choix devant la difficulté de recruter de la main-d’œuvre.

Le vice-président de l’usine E. Gagnon et fils, Bill Sheehan, indique que la population gaspésienne est vieillissante et que, malgré la publicité, l’usine ne parvient pas à pourvoir tous les postes. « Si ce n'est pas ça, c'est la mécanisation », ajoute M. Sheenan.

L'usine est par ailleurs toujours à la recherche d'employés pour la saison.

Beaucoup de démarches

L’homme d’affaires explique que la venue de ces travailleurs a exigé de nombreuses démarches et ajustements ainsi que plusieurs mois de travail.

L'usine a payé les frais de transport, l’avion, l’autocar et les permis de travail. Les travailleurs mexicains reçoivent le même salaire que leurs collègues gaspésiens, selon l'entreprise. « On a fait l’achat d’un gîte à Percé pour les héberger. »

Les travailleurs déboursent, chacun, 40 $ par semaine pour vivre au gîte.

Ils seront à l’usine jusqu’au 23 juin jusqu’à la fin de la saison de la pêche au crabe. Ensuite, ils retourneront au Mexique.

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