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Pertes d'emplois au complexe touristique Mill River à l'Î.-P.-É.

Le nouveau propriétaire du complexe de villégiature Mill River, à l'Île-du-Prince-Édouard, met à pied près d'une cinquantaine d'employés le temps de compléter un important projet de revitalisation du site.

Un texte de François Pierre Dufault

En janvier, l'homme d'affaires Don McDougall, l'un des fondateurs de l'équipe de baseball des Blue Jays de Toronto, s'est porté acquéreur de l'hôtel, du terrain de golf et des autres installations touristiques de l'endroit.

Le nouveau propriétaire a acheté du gouvernement provincial le complexe de villégiature près de O'Leary, dans le comté de Prince, pour la somme de 500 000 $. Il promet d'y investir au moins 1 million de dollars. La province compte, en retour, lui allonger la somme de 7,6 millions de dollars pour couvrir le déficit d'exploitation anticipé au cours des six prochaines années.

Les travaux de revitalisation doivent s'échelonner sur 30 mois, période durant laquelle le site de Mill River sera fermé.

Quarante-neuf employés du complexe de villégiature ont reçu un avis de mise à pied de leur nouvel employeur, selon le syndicat de la fonction publique de l'Île-du-Prince-Édouard. Neuf d'entre eux sont des employés permanents du gouvernement provincial qui pourraient être affectés à d'autres tâches au sein de la fonction publique. Trente-neuf sont des employés saisonniers. Un employé est responsable des projets spéciaux.

Priorité aux employés mis à pied

Don McDougall promet que les employés saisonniers mis à pied seront rembauchés « en priorité » s'ils ont intéressés à revenir travailler à Mill River « pour un salaire du secteur privé, et non un salaire du gouvernement ».

Les salaires actuels à Mill River varient de 18,50 $ à 35,40 $ l'heure, selon le syndicat de la fonction publique de l'Île-du-Prince-Édouard, qui souhaite continuer à représenter les employés du site après sa réouverture.

Le gouvernement provincial affirme, pour sa part, que le transfert de propriété « se passe bien » et que des mises à pied étaient attendues après la privatisation du complexe de villégiature.

Toutefois, la Confédération des Micmacs de l'Île-du-Prince-Édouard prépare une demande d'injonction afin de bloquer la vente du site de Mill River. Le groupe autochtone dit que la transaction va à l'encontre de ses droits constitutionnels.

Avec des informations de CBC