Retour

Petit-Rocher se tourne vers Brian Gallant pour sauver son magasin des alcools

« Cette décision frappe en plein fouet l’effervescence culturelle et touristique qui s’anime à Petit-Rocher », affirme Luc Desjardins, dans une lettre envoyée vendredi au premier ministre, qui agit aussi à titre de ministre responsable des Affaires rurales.

« [La décision] remet en question le sérieux de votre gouvernement envers le maintien et le développement de communautés rurales fortes, durables et prospères dans la province », poursuit le maire.

La société des alcools du Nouveau-Brunswick a annoncé au début du mois qu’elle fermera ses magasins de Petit-Rocher, de Lamèque et de Cap-Pelé pour les remplacer par des magasins de franchise.

Cette décision a été prise parce que ces magasins génèrent un chiffre d'affaires inférieur à cinq millions de dollars par année, le seuil établi par la société d'État provinciale pour juger de la rentabilité des magasins.

Luc Desjardins croit que la succursale de Petit-Rocher est essentielle puisqu’elle dessert une population de plus de 7000 personnes. Il souligne que si les heures d’ouverture étaient plus longues, comme celles dans d’autres villages, les profits seraient plus importants.

Il ajoute que la succursale de Dalhousie, nouvellement construite, a des ventes inférieures à celles de Petit-Rocher et que celle de Beresford, aussi plus récente, se trouve à dix minutes de celle de Bathurst.

Le chiffre d’affaires de la succursale de Beresford est plus important que celui de Petit-Rocher, mais Luc Desjardins croit que cela s’explique par ses heures d’ouverture plus avantageuses.

« Les heures d’ouvertures de la succursale locale sont beaucoup trop restreintes afin d’offrir un service adéquat. Ainsi, il nous semble qu’au lieu de fermer ou de restreindre le service, ne serait-il pas mieux d’offrir une offre de service accrue », demande Luc Desjardins.