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Phare de Cap-des-Rosiers : Ottawa paiera pour les travaux d'urgence sans plus

Pêches et Océans Canada paiera la facture pour les travaux d'urgence qu'il a exigés au phare du Cap-des-Rosiers, mais n'entend pas débourser pour la réfection du bâtiment qui a été évaluée à 6,5 millions de dollars.

Le plus haut phare du Canada est fermé et inaccessible au public pour des raisons de sécurité depuis plus d’une semaine.

Les frais encourus pour les réparations d’urgence seront assumés par Ottawa.

Cependant, Pêches et Océans Canada refuse catégoriquement de payer pour la réfection complète du phare de Cap-des-Rosiers, dont il est toujours propriétaire.

Ottawa explique sa décision par le fait que le phare fait partie des 1000 phares jugés excédentaires.

Selon le président du Site historique maritime du phare de Cap-des-Rosiers, il est inexplicable que le phare soit catégorisé parmi les excédents.

Pour l'organisme Patrimoine Gaspésie, cette impasse met en lumière un important paradoxe quant au statut du phare érigé en 1858.

D'un côté, Ottawa lui a accordé un statut patrimonial, mais de l'autre, il refuse de le protéger avec la loi sur les phares patrimoniaux.

Contrairement aux quais jugés excédentaires, Pêches et Océans Canada ne paie pas pour la réfection d’un phare avant de le céder à une municipalité ou à un organisme.

La Ville de Gaspé n'a jamais eu l'intention d'assumer la facture.

Dans ce contexte, Patrimoine Gaspésie demande à la ministre fédérale Diane Lebouthillier de mettre de la pression sur ses collègues pour une rétrocession du phare à Parcs Canada.

Si l'avenir est incertain pour le phare, à court terme, les administrateurs du site se consolent puisque les visiteurs pourront possiblement monter à nouveau dans le phare vendredi prochain.

D’après les informations de Martin Toulgoat

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