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Plan Nord : l’étude d’une troisième voie ferrée plus coûteuse et plus longue que prévu

L'étude de faisabilité d'un nouveau tracé ferroviaire reliant Sept-Îles à la fosse du Labrador, qui devait être déposée à la fin de 2015, ne le sera pas avant l'automne 2016.

Un texte de Anne Panasuk

La firme Canarail a été choisie à l'automne pour évaluer la pertinence et la faisabilité d'une troisième voie ferrée pour convoyer le fer exploité dans la région de Fermont, jusqu'au port de Sept-Îles. La première étape concerne un tronçon de 310 km pour lequel les travaux sur le terrain, entre la mine de Fire Lake et Fermont, ne sont pas terminés.

L'étude coûtera aussi plus cher. Le gouvernement avait octroyé 11,78 millions de dollars à la firme d'ingénierie Canarail pour cette première étude. Aujourd'hui, le porte-parole de la Société du Plan Nord indique « qu'on vise à ne pas dépasser 15 millions de dollars ».

Le contrat a été signé par une société en commandite, la Société ferroviaire du Nord québécois, même s'il s'agit de fonds publics. Ce qui a évité à Canarail de devoir obtenir l'autorisation de l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour signer un contrat public de plus de 5 millions de dollars.

Malgré la débâcle du fer, la Société défend l'idée d'étudier la possibilité d'ajouter un lien ferroviaire aux deux existants pour faciliter l'accès à la fosse du Labrador.

Pourtant, deux études antérieures avaient conclu que cela n'était pas nécessaire. Une étude menée par le Canadien National et la Caisse de dépôt et placement du Québec, en 2013, a calculé que les volumes de minerai à transporter ne justifiaient pas une troisième voie ferrée.

La firme Consultrail était aussi arrivée à la même conclusion : pas besoin d'une troisième voie ferrée, les deux existantes suffisent.

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