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Plusieurs employeurs des travailleurs étrangers temporaires délinquants

Les employeurs de travailleurs étrangers temporaires font pâle figure en Ontario alors que l'augmentation du nombre d'inspections révèle qu'un quart d'entre eux ne se conforme pas aux conditions du programme fédéral.

Un texte d'Isabelle Corriveau

Dans la foulée des critiques du vérificateur général du Canada, Ottawa a plus que triplé le nombre d'inspections sur le terrain en Ontario en 2017-2018, rapporte Christopher Simard, porte-parole d'Emploi et développement social Canada (EDSC).

Ainsi, 640 entreprises ontariennes étaient en cours d'inspection en date du 31 mars 2018.

Un programme nécessaire pour contrer la pénurie de main-d’oeuvre

Pour Joël Étienne, avocat qui travaille auprès des immigrants, la décision du gouvernement de resserrer le contrôle des entreprises qui font appel aux TET est purement politique, et ne reflète pas ce qui se passe sur le terrain.

En période d’élections au Québec et en Ontario, M. Étienne trouve intéressant le « réflexe d’envoyer ce message-là (...) qui est un message qui ressemble beaucoup à ce qu’on a vu aux États-Unis par rapport à une réaction forte contre une immigration d’individus qui viennent travailler dans ces industries primaires. »

Certaines industries canadiennes font face à une pénurie de main-d’oeuvre, que ce soit par manque de personnel qualifié ou encore parce que les conditions de travail sont moins attirantes pour les employés.

Selon l’avocat, les emplois proposés aux TET sont intéressants pour les immigrants qui ont souvent de meilleures conditions de travail que dans leur pays d’origine.

La décision finale d’accorder un permis de travail revient à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

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