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Plusieurs entreprises peinent à trouver des employés dans la Péninsule acadienne

Un peu partout, dans la Péninsule acadienne, des propriétaires d'entreprises ont des problèmes de recrutement.

Un texte de René Landry

Certains avancent même qu'ils ont dû laisser tomber des initiatives ou des idées de nouvelles entreprises, faute de travailleurs.

Au Tazza Café de Shippagan, par exemple, la gérante, Amélie Paulin, affirme que manque de main-d'oeuvre lui cause des maux de tête.

« Les personnes qui sont allées travailler à l'usine et qui ont un chômage de 850 $ ou 900 $ aux deux semaines, est-ce qu'elles vont travailler à 11 $ l'heure, se demande-t-elle. Si la personne a un enfant ou deux enfants qui vont à la garderie, la réalité c'est qu'elle fera davantage chez elle que sur le chômage. C'est soit que le gouvernement augmente le salaire minimum de beaucoup pour que ça ne vaille pas la peine d'être sur le chômage. Il est là le problème, je pense. Quand c'est plus avantageux de rester chez vous et seulement travailler pendant 16 semaines, pourquoi venir travailler pendant 40 semaines pour avoir presque le même salaire? »

Elle mentionne que des amis entrepreneurs, à Caraquet et à Tracadie, notent le même phénomène.

« Je ne pensais jamais qu'on allait avoir un jour un gros problème de main-d'oeuvre, dit-elle. On reçoit des CV, mais la sélection n'est pas grande. À partir de la mi-juillet et jusqu'à septembre, j'ai eu cinq employés qui ont dû faire six jours sur sept, en plus de s'occuper de la formation. »

Au marché Clover Farm LeBreton de Shippagan, la copropriétaire, Renée LeBreton, en a long à dire également sur le sujet.

« C'est difficile de trouver des caissières, surtout à temps partiel, précise-t-elle. On a beaucoup d'étudiants et quand les cours commencent, les étudiants s'en vont. »

Renée LeBreton mentionne que les personnes cherchent surtout un travail à temps plein pour pouvoir ensuite toucher l'assurance-emploi. Peu sont prêtes, selon elle, à travailler les soirs et pendant la fin de semaine.

« On reçoit vraiment très peu de candidatures, déplore-t-elle. On peut être un mois sans recevoir un CV. »

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