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Plusieurs groupes s’unissent en C.-B. contre l’exportation du bois d’œuvre brut

La Colombie-Britannique a exporté 3 milliards de dollars en bois d'oeuvre non transformé entre 2013 et 2016, le plus grand volume enregistré depuis de nombreuses années, selon un rapport du Centre canadien des politiques alternatives (CCPA).

Selon le rapport, la transformation de ce bois d'oeuvre en Colombie-Britannique pourrait créer environ 3650 emplois forestiers dans la province.

Le rapport du CCPA attribue en partie cette perte d'emplois par une décision du gouvernement en 2003 d'abandonner une politique de « valeur ajoutée ».

Celle-ci sommait les entreprises qui exploitaient des arbres sur des terres publiques de broyer le bois dans la province. Selon le CCPA, la décision d'annuler cette politique a mené à la fermeture d'usines de pâtes et papier dans la province.

Deux syndicats, Unifor et Public and Private Workers of Canada, ainsi que les groupes environnementaux Wilderness Committee, Sierra Club et Ancient Forests Alliance appuient le rapport.Ils demandent notamment à la province d'interdire l'exportation du bois d’œuvre non transformé en provenance de forêts anciennes.

« Nous sommes troublés par la tendance actuelle. Les plus grands exportateurs de bois d’œuvre déciment nos forêts anciennes et l’exportation en grande quantité de bois non transformé nuit au secteur manufacturier », soutient un membre du groupe environnemental Wilderness Committee, Torrance Coste.

Le rapport souligne qu’en 10 ans, environ 22 400 personnes ont perdu leur emploi dans le secteur forestier, particulièrement dans les usines de transformation.

Dans un communiqué, le ministère des Forêts provincial déclare que les exportations de bois brut représentent seulement 7 % du bois récolté et que, dans certaines régions, des restrictions à l'exportation entraîneraient des pertes d'emplois.

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