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Pour chaque caribou sauvé au Québec, 31 emplois seraient perdus selon l'IEDM

Une étude récente de l'Institut économique de Montréal (IEDM) stipule que, pour chaque caribou forestier sauvegardé, 31 emplois seraient perdus dans l'industrie forestière. Selon l'Institut, cela occasionnerait des pertes économiques de 31 millions de dollars pour le Québec pour la sauvegarde de chaque animal. Ces projections sont basées sur le volume de coupe perdu pour la protection de l'habitat de l'animal boréal.

Avec les informations de Guillaume Rivest

L'analyste en politique publique de l'IEDM, Alexandre Moreau, croit que le gouvernement devra se concentrer sur les populations les plus susceptibles d'être protégées afin d'éviter de trop grandes pertes économiques.

« Le gouvernement est bien au fait des coûts économiques. Dans leur scénario, ils ont plusieurs alternatives. Ils ont notamment la possibilité de cibler les efforts dans les régions ou dans les forêts où le caribou forestier à la plus grande probabilité de survivre. Donc, en concentrant nos efforts pour maximiser l'efficacité du plan, on réussirait à exclure certaines régions du plan, à limiter la baisse des volumes de bois récoltés, et de limiter les coûts économiques. »

Pour sa part, le président de l'Action boréale, Henri Jacob, juge que l'IEDM n'est pas crédible lorsqu'on parle de protection des écosystèmes. Selon lui, l'institut prend seulement en compte les impacts économiques en laissant de côté de nombreux éléments qui pourraient justifier la protection du caribou forestier.

« Il faut prendre des décisions éclairées en prenant en compte les grands principes du développement durable, soutient-il. Naturellement [l'institut] ne parle que de la dimension économique. Ce que monsieur [Moreau] oublie de dire dans le développement durable […] c'est que le développement durable, c'est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre à leur besoin. Dans la dernière phrase qu'on oublie toujours aussi, c'est [qu'il faut prendre] en compte la capacité d'un écosystème à supporter l'exploitation proposée. »

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