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Poursuite contre Ticketmaster pour publicité trompeuse

Le Bureau de la concurrence poursuit Ticketmaster et sa société mère, Live Nation, pour publicité trompeuse à propos du prix de leurs billets.

L'organisme fédéral constate que les prix affichés par Ticketmaster induisent les clients en erreur.

Une enquête du Bureau a permis de découvrir que les consommateurs doivent payer des frais supplémentaires, qui sont ajoutés plus tard dans le processus d’achat de billets pour des événements sportifs ou artistiques.

Cette pratique est connue sous le nom d’affichage de prix partiels.

Les frais obligatoires imposés par Ticketmaster ne sont pas négligeables. Ils peuvent faire grimper la facture de plus de 20 % et, dans certains cas, de plus de 65 %.

Ces frais diffèrent d’un billet à l’autre et incluent des « frais de service », des « frais d’établissement » et des « frais de traitement de la commande ».

Demande de changement

Des pressions avaient été exercées sur l’entreprise l’été dernier, afin qu’elle modifie ses façons de faire.

« En juillet, nous avons demandé aux vendeurs de billets de revoir leurs pratiques publicitaires. Aujourd’hui, nous présentons une demande auprès du Tribunal pour empêcher Ticketmaster de faire des déclarations trompeuses aux consommateurs », a déclaré John Pecman, commissaire de la concurrence.

Il a ajouté : « Ces actions combinées envoient un message clair aux détaillants en ligne : les consommateurs doivent être certains que le prix affiché correspond à celui qu’ils vont payer ».

Le Bureau demande au Tribunal de la concurrence de faire cesser ces pratiques publicitaires et d’imposer une sanction pécuniaire.

Recours collectif

Hier, la Cour supérieure du Québec a autorisé une action collective contre une dizaine de plateformes de revente de billets, dont StubHub, eBay et Ticketmaster Canada.

Des consommateurs se sont rendu compte qu'en passant par ces sites, ils payaient leurs billets plus cher que le prix fixé par les producteurs d'événements.

Le recours a été accepté relativement vite, parce que les entreprises en cause ne l'ont pas contesté.

Chaque consommateur inscrit dans le cadre de ce recours collectif pourrait recevoir un peu plus de 24 $. La Cour se prononcera sur les modalités du règlement en mars prochain.

Les entreprises ont accepté de changer leur façon de faire.