Retour

Première baisse du prix des propriétés à prévoir en 20 ans dans la région de Québec

Les propriétaires qui veulent vendre leur maison à Québec cette année pourraient devoir être plus patients ou réduire leur prix pour une première fois depuis près de 20 ans.

La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), qui a dévoilé jeudi matin ses prévisions pour l’année en cours, anticipe un ralentissement du marché pour 2017.

Le nombre de ventes de propriétés pourrait diminuer de 8 % pour passer de 6721 propriétés vendues en 2016 à 6200 en 2017. Aussi, le prix des maisons unifamiliales pourrait diminuer de 1 % et celui des copropriétés, de 3 % dans la région de Québec en 2017 par rapport à l'année précédente.

La FCIQ attribue cette baisse notamment aux nouvelles règles instaurées par Ottawa pour l’obtention d’un prêt hypothécaire. Depuis octobre, il est devenu plus difficile pour les premiers acheteurs d'obtenir un prêt hypothécaire, explique Paul Cardinal, directeur analyse des marchés à la Fédération des chambres immobilières du Québec.

« Les valeurs qu'ils [les acheteurs] vont pouvoir emprunter vont être amputées, ce qui fait en sorte que ça va aussi freiner la progression des prix au point où on pense qu’il y aura même un premier repli en 20 ans du prix des propriétés dans la région métropolitaine de Québec. »

Les nouvelles règles hypothécaires vont entraîner une baisse des montants que les acheteurs peuvent emprunter et une baisse des ventes. Par conséquent, le prix des maisons unifamiliales pourrait enregistrer un léger repli après 19 années presque ininterrompues de croissance.

Pour le maire de Québec, Régis Labeaume, il s'agit d'une bonne nouvelle, car le marché est désormais plus accessible aux premiers acheteurs et aux locataires.

« Ce qui est important, c’est ce que j’appelle l’accessibilité à un prix raisonnable. Plus il y a de logements, plus il y a de condos, plus les prix sont accessibles, plus le maire est heureux. »

En ce qui concerne les copropriétés, les prix devraient être en baisse pour une troisième année en raison notamment de la surabondance de logements neufs. La Fédération des chambres immobilières du Québec croit que le marché se stabilisera avec le ralentissement des mises en chantier.

Plus d'articles

Commentaires