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Prêts sur salaire : le Nouveau-Brunswick resserre ses règles

Les consommateurs ayant recours aux prêts sur salaire au Nouveau-Brunswick seront mieux protégés grâce à de nouvelles règles, estime le gouvernement provincial.

La ministre des Finances de la province, Cathy Rogers, a présenté les nouvelles règles lors d’une conférence de presse à Moncton, vendredi matin.

Toute personne offrant des prêts sur salaire devra obtenir une licence de la Commission des services financiers et des services aux consommateurs.

Les nouvelles règles établissent des exigences pour les titulaires de ces licences et autorisent la Commission à sévir contre les activités non autorisées ou non conformes à la loi.

De plus, les sociétés de prêt sur salaire devront communiquer le coût d’emprunt, les taux et les frais maximaux qu’elles peuvent exiger seront fixes, et les consommateurs auront le droit de se rétracter.

Les nouvelles règles entreront en vigueur en janvier 2018.

La ministre Rogers affirme que son gouvernement est présent pour protéger les consommateurs avec un cadre réglementaire dans lequel les entreprises peuvent fonctionner. Elle dit croire que les Néo-Brunswickois en sont heureux. Elle souligne que leurs réactions jusqu'à présent sont très positives.

Un prêt sur salaire est l’emprunt à court terme d’une somme relativement peu élevée à un taux très élevé qui doit être généralement remboursée dès la prochaine paie, explique la Commission des services financiers et des services aux consommateurs. Le montant maximal du prêt est de 1500 $. Le montant maximal pouvant être facturé aux clients est de 15 $ pour chaque tranche de 100 $ du prêt.

Les personnes qui font souvent appel à ce genre de service risquent de tomber dans un cercle vicieux, selon Louis Bourque, conseiller en matière de crédit chez l’organisme Service Crédit Conseil.

« C’est que lorsqu’on [demande] un prêt sur salaire, les prêteurs ne font aucune enquête de crédit. Alors si la personne détient déjà deux, trois, quatre prêts sur salaire, c’est quasiment impossible pour eux autres d’être capables de rembourser cette dette-là. À ce moment-là, ils entrent dans un cercle vicieux et ils finissent par jouer le jeu d’emprunter de Pierre pour payer Paul, mais la dette ne se rembourse pas », explique Louis Bourque.

Avec des informations de Catherine Dumas

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