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Prince Albert bien remise de la fermeture de l’usine Weyerhaeuser

Dix ans après la fermeture de l'usine de pâtes et papiers Weyerhaeuser, la ville de Prince Albert s'est relevée du choc économique alors vécu par la région.

Le maire de Prince Albert Greg Dionne admet avoir un pincement au cœur lorsqu'il regarde les cheminées de l'usine qui était pleine d'activité jusqu'à sa fermeture en 2006. Il raconte qu'à l'époque, la perte de 700 emplois à l'usine avait été un choc. 

La multinationale américaine Weyerhauser a ensuite vendu, en 2007, ses installations à un autre géant du papier, la société Domtar, qui a à son tour revendu ses actifs à l'entreprise canadienne Paper Excellence en 2011.

En 2014, Paper Excellence a annoncé la fermeture de la seule partie de l'usine à ce moment encore en fonction : la centrale de cogénération. Soixante personnes ont alors perdu tout espoir de conserver leur emploi à cet endroit.

Un choc à surmonter

Selon Josée Bourgoin, une femme d'affaires de l'endroit, la ville s'est rapidement remise du choc.

Elle se souvient que dans les 48 heures suivant la fermeture de l'usine, le prix des maisons avait chuté de façon draconienne. « C'était du jour au lendemain, ça a duré une couple de mois et ça s'est rétabli assez rapidement », explique-t-elle.

Le maire Greg Dionne est du même avis. Il explique que certains travailleurs ont accepté de quitter leur famille une semaine sur deux pour aller travailler à l'extérieur. Dès 2006, de nouveaux vols directs de Prince Albert vers des mines du nord de la Saskatchewan ou vers Fort McMurray ont d'ailleurs vu le jour.

Il ajoute qu'une partie des anciens employés de l'usine se sont lancés en affaires. Peu à peu, Prince Albert est devenue une ville de services, raconte-t-il.

Un mince espoir pour 2020

Le directeur de la Chambre de commerce de Prince Albert Larry Fladager ose espérer une reprise des activités de l'usine d'ici quelques années.

Il communique toujours avec les dirigeants de l'entreprise britanno-colombienne Paper Excellence, qui sera débarrassée en 2020 d'une clause de non-concurrence avec l'ancien propriétaire Domtar.

Quant à lui, le maire Greg Dionne a de sérieux doutes sur la viabilité à long terme du retour d'une usine de pâtes et papiers à Prince Albert. Selon lui, la ville a tout le bois nécessaire pour une relance, mais sa situation géographique, loin de toute installation portuaire, lui nuit.

Les gens de Prince Albert, eux, vivent comme si l'époque de cette usine était bel et bien révolue.

Selon des informations de Pascale Bouchard

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