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Privatiser les ports canadiens, une solution d’avenir?

Un rapport de l'institut C.D. Howe suggère de repenser les structures financières des grands ports canadiens, dont deux en Colombie-Britannique et un au Québec, afin de générer l'argent nécessaire pour entretenir les infrastructures au pays.

En novembre dernier, le gouvernement fédéral s’est offert les services de la banque d’investissement Morgan Stanley pour passer en revue le système portuaire canadien afin d'attirer plus de capitaux privés dans le secteur des infrastructures.

L’institut C.D. Howe a commencé en parallèle à étudier de plus près les quatre plus grandes et plus lucratives autorités portuaires au pays, à savoir Vancouver, Prince Rupert (dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique), Montréal et Halifax. Selon Steven Robins, l’un des auteurs de l’étude, Ottawa devrait restructurer le système actuel pour réinvestir l’argent généré dans d’autres projets d’infrastructure.

« Nous pouvons utiliser l’argent des ports et le réinvestir dans des projets que le secteur privé est moins enclin à financer, par exemple les transports publics ou de nouvelles routes », affirme M. Robins, précisant qu’actuellement, l’argent généré par les ports n’est réinvesti que dans les ports.

Les quatre plus grands ports du Canada pourraient ainsi rapporter entre 260 millions et 300 millions de dollars par an.

Privatiser, mais superviser

Dans le cas où le gouvernement souhaiterait disposer d’une grosse somme d’un coup, la privatisation des mêmes quatre ports permettrait d’engranger entre 2,6 milliards et 3,4 milliards de dollars, ajoute Steven Robins.

Selon lui, la privatisation entraînerait peu de changements pour les contribuables, les tarifs et les emplois. Et ce, parce que l’activité portuaire génère déjà tant de profits qu’un investisseur privé aurait peu d’intérêt à tout changer.

Bien que le secteur privé puisse apporter du financement, Steven Robins est tout de même d’avis de laisser une part de gérance au gouvernement, notamment dans ce qui a trait à la sécurité et la quantité de trafic autorisé. « En laissant le secteur privé investir dans les atouts actuels, le gouvernement pourrait prendre la place de régulateur », conclut-il.

D’après une entrevue diffusée à l’émission The Early Edition, CBC

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