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Priver la Colombie-Britannique de pétrole albertain serait dévastateur, selon des experts

La menace de l'Alberta de couper les livraisons de pétrole vers la Colombie-Britannique afin d'assurer l'avenir de l'expansion du pipeline Trans Mountain devrait être prise très sérieusement, selon des analystes.

Un texte d’Eva Uguen-Csenge

Jeudi, la première ministre albertaine Rachel Notley a annoncé que son gouvernement introduira un projet de loi en ce sens.

Dan McTeague, analyste en chef de GasBuddy, prévoit une augmentation du prix de l’essence à 2 $ le litre pour les consommateurs britanno-colombiens si un tel scénario se produit.

Rachel Notley assure que l'objectif est de convaincre les dirigeants de la Colombie-Britannique de ne pas s'en prendre au projet Trans Mountain qui promet de tripler le montant de pétrole transporté par le pipeline existant.

« Si le gouvernement Horgan ne prend pas cette situation au sérieux, c'est entendu que les consommateurs vont la prendre de façon très sérieuse », dit M. McTeague.

En Colombie-Britannique, le ministre de l'Environnement George Heyman ne s'attend pas à ce que cette menace soit mise à exécution.

Ce geste serait « sans précédent », selon le politologue de l'Université Simon Fraser Nicolas Kenny. Il souligne toutefois qu’il est difficile de prévoir à quel point les discussions autour du projet Trans Mountain pourraient s’envenimer.

« Plus ce débat prend de l’ampleur, plus on risque de voir une crise constitutionnelle se dessiner autour de cette question », conclut-il.