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Produire du sirop d'érable pour éviter le « trou noir »

Une entreprise forestière du Bas-Saint-Laurent se lance dans la production de sirop d'érable. Cette nouvelle production est une façon de diversifier ses activités, tout en créant de l'emploi pour les travailleurs de la forêt qui sont souvent confrontés, au printemps, au « trou noir » de l'assurance-emploi.

« J'aime bien être dehors. Là, je vais me trouver à travailler dehors à l'année. Je suis comblé pour ça », affirme Dany Caron, un travailleur sylvicole qui fait partie des cinq travailleurs embauchés par le Regroupement forestier Mitis-Neigette pour démarrer sa production de sirop d'érable.

En 2016, la Fédération des acériculteurs du Québec a tiré au sort le nom du Regroupement forestier Mitis-Neigette pour démarrer une érablière de 25 000 entailles.

Éviter les semaines sans salaire

La production de sirop d'étable permet au Regroupement forestier de diversifier ses activités et de donner davantage de travail à ses employés.

« À la base, je suis technicien forestier, explique Marc-Yvan Poirier, j'ai beaucoup de connaissances qui m'ont aidé à faire un peu mieux mon travail en forêt avec les érablières. Le début du sirop, ça commence en forêt, il faut prendre soin de nos érables, il a beaucoup de choses que mon métier m'a appris qui sont utiles pour l'érablière. »

Pour les travailleurs sylvicoles, c'est aussi une façon d'éviter le « trou noir », cette période de l'année où les travailleurs saisonniers se retrouvent sans prestation d'assurance-emploi.

Le Regroupement forestier Mitis-Neigette prévoit embaucher une vingtaine de travailleurs pendant la saison des sucres lorsque l'ensemble les 125 000 entailles autorisées seront complétées.

1,8 million de dollars ont été consacrés à la construction de l'érablière, qui pourrait, éventuellement, quintupler sa production.

D'après les informations d'Isabelle Damphousse