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Programme d'investissement sur les fermes laitières : « une vraie farce »

Les producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent souhaitent que davantage de fermes puissent profiter du programme d'investissement sur les fermes laitières. Ce programme, mis en place par Ottawa après la signature de l'Accord de libre-échange avec l'Union européenne, est une « vraie farce », affirme le président du Syndicat des producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile.

Un texte de Julie Tremblay

Selon M. Belzile, la majorité des agriculteurs qui ont déposé des demandes en vertu de ce programme ont essuyé des refus. « On pouvait déposer les demandes le 22 août. Le 22 août au matin, y'avait presque 1000 demandes qui étaient déposées au gouvernement. C'était déjà plus que ce que le programme aurait pu permettre. »

À défaut de voir bonifier le programme d'investissement sur les fermes laitières, les producteurs de lait souhaitent que la subvention maximale, qui est actuellement de 250 000 $ par ferme, soit réduite à 50 000 $ afin que davantage de producteurs puissent en bénéficier.

Des accords commerciaux qui inquiètent

Par ailleurs, les producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent s'inquiètent de l'impact des partenariats commerciaux que négocie actuellement le Canada avec ses partenaires étrangers.

De nombreux producteurs craignent que la gestion de l'offre soit mise à mal dans la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain.

Le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre, considère également que le gouvernement Trudeau aurait dû revoir à la baisse les accès aux marchés consentis dans l'Accord de partenariat Transpacifique (PTP) lorsque les États-Unis s'en sont retirés.

Dans le contexte où les États-Unis représentaient à eux seuls 60 % du PIB du Partenariat transpacifique, les concessions du gouvernement canadien ont été « beaucoup trop généreuses », affirme-t-il.

Bruno Letendre espère que le gouvernement offrira davantage de compensations aux agriculteurs que celles consenties après la conclusion de l'Accord économique et commercial global (AECG) avec l'Union européenne.

À terme, le PTP, qui doit être entériné le 8 mars, et l'AECG feront augmenter de 5 % les importations de produits laitiers au Canada.

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