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Projet Eastmain 1A : quelles retombées pour la Baie-James?

L'Administration régionale Baie-James, l'ARBJ, s'inquiète du manque de retombées d'Hydro-Québec dans le Nord-du-Québec en lien avec le projet Eastmain 1A et la dérivation de la rivière Rupert.

Dans une lettre ouverte publiée dans les journaux, le président de l'ARBJ et maire de Lebel-sur-Quévillon, rappelle que la Société d'État s'était pourtant engagée avec les élus à ce sujet.

Selon Alain Poirier, le Nord-du-Québec perd aussi des emplois au profit de l'Abitibi-Témiscamingue et du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui peut même causer des délais de rétablissement en cas de rupture de courant, croit-il.

Il ajoute que peu de contrats sont octroyés à des entrepreneurs locaux puisque la Société d'État doit aller en appel d'offres au niveau provincial.

« On s'aperçoit qu'au niveau régional, les retombées ne sont pas là, de travailler avec nos entrepreneurs locaux. L'autre élément dont on s'aperçoit aussi, c'est que la main-d'oeuvre, au lieu d'augmenter dans le Nord-du-Québec, elle diminue. On ne veut pas non plus que ce soit un comité pour avoir un comité. On veut vraiment travailler avec eux pour faire en sorte qu'il y ait des retombées dans le Nord-du-Québec », souhaite Alain Poirier.

Les citoyens du Nord-du-Québec, c'est des clients d'Hydro-Québec comme le reste du Québec. Je ne pense pas que clients d'Hydro-Québec ont à être pénalisés parce qu'on est en région éloignée. C'est important pour nous, on a une économie qui est fragile.

Alain Poirier, maire de Lebel-sur-Quévillon

Le maire précise que la Société d'État est déjà entrée en contact avec les élus, en réponse à cette sortie publique. Un responsable d'Hydro-Québec précise qu'une rencontre pourrait avoir lieu à ce sujet fin mars.

La Société d'État devrait être en mesure de fournir de plus amples détails mercredi.

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