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Projet Trans Mountain : le ministre de la Justice de C.-B. se montre plus nuancé

Le ministre de la Justice de la Colombie-Britannique, David Eby, dit que le gouvernement néo-démocrate n'imposera pas de délais artificiels au projet d'expansion du pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan en lui refusant des permis, malgré la promesse du premier ministre d'utiliser tous les moyens à sa disposition pour le stopper.

David Eby explique que John Horgan l’a mandaté pour identifier des options pour arrêter le projet de 7,4  milliards entre l’Alberta et la Colombie-Britannique, qui a déjà été approuvé par Ottawa et l’ancien gouvernement libéral provincial.

Le politicien dit que la province ne peut pas délibérément retarder l’approbation de permis sans risquer une poursuite très coûteuse. Toutefois, elle peut s’assurer que les permis exigent une construction qui limite les déversements, qui protège l’environnement et qui garantit un nettoyage approprié.

« J’ai la tâche d’identifier nos options. Il y a un élément important dans ça qui est que nous devons le faire dans les limites de nos lois de la Colombie-Britannique et du Canada, parce que si nous ne le faisons pas nous serons poursuivis », a dit le député sur les ondes de la station de radio CHNL de Kamloops. « Nous finirons par payer des centaines de millions de dollars, qui devraient être versés aux écoles et aux hôpitaux, à une pétrolière et c’est un objectif que personne ne veut », a-t-il affirmé.

La filiale de Kinder Morgan chargée du dossier de Trans Mountain a refusé de commenter les propos de David Eby. Elle indique que le projet est à l'étape qui consiste à demander et recevoir les permis de la part des agences, au fur et à mesure que le projet avance.

Le Nouveau Parti démocratique, qui compte 41 députés, a pu prendre le pouvoir en s’alliant au Parti vert, qui en compte 3, obtenant ainsi une mince majorité à l’Assemblée législative. Toutefois, l’entente signée par les deux partis stipule que le gouvernement « utilisera immédiatement tous les outils nécessaires pour arrêter » l’agrandissement du pipeline.

« Nous resterons inébranlables en appelant le gouvernement NPD à utiliser tous les outils légaux pour arrêter le pipeline », a déclaré le chef du Parti vert dans une déclaration.

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