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Projets d'infrastructures à Subdury : des échéanciers trop serrés, disent certains

L'aréna, le casino, la place des arts, la bibliothèque.... les projets d'infrastructures à Sudbury sont-ils trop nombreux pour pouvoir être menés à terme en même temps? C'est ce que croient des intervenants du milieu de la construction.

Il faudrait plutôt établir un ordre de priorité et répartir dans le temps les différentes étapes de construction, affirme Reggie Calverson, directrice générale du groupe Planification en main-d'œuvre de Sudbury et Manitoulin.

« Si nous ne répartissons pas le travail, nous allons manquer de travailleurs pour certaines phases de ces projets », dit-elle.

Le groupe demande aussi à la Ville de clarifier les règles entourant l'octroi des contrats municipaux.

« C'est un autre problème », ajoute Reggie Calverson, « comment s'assurer que les travailleurs choisis proviennent de la région ».

Pression de terminer à temps

Lorsque le financement est approuvé par les différents ordres de gouvernement, les entrepreneurs ressentent la pression de terminer le travail à temps, ce qui les incite à embaucher à l'extérieur de la communauté pour assurer suffisamment de main d'oeuvre, prévient Reggie Calverson.

« Nous avons entendu parler d'un projet où tous les travailleurs provenaient de l'extérieur », dit-elle, « nous voudrions que toutes les étapes de la construction soient bénéfiques pour la région ».

Le conseiller municipal dans le Grand Sudbury, Mike Vagnini, abonde dans le même sens. Il veut s'assurer que ces projets soient avantageux pour les travailleurs sur le long terme, au lieu de simplement faire les travaux rapidement.

Il croit aussi que les processus d'appel d'offre devraient favoriser la main d'oeuvre locale.

« Certaines villes ont même adopté un système de points qui donne un avantage aux entrepreneurs qui embauchent à l'intérieur de la communauté », dit-il.

Ne pas s'emballer trop vite

Selon le coordonnateur en formation pour le syndicat local 800 de l'Association unie des compagnons et apprentis de la plomberie et de la tuyauterie, Anthony Iannucci, il y a suffisamment de membres dans ce syndicat pour mener à terme tous ces projets.

« Tout est une question de synchronisme », dit-il. « Si ces projets s'échelonnent sur cinq ou sept ans, ça permettrait de soutenir l'industrie de la construction locale ».

Il prévient toutefois qu'il ne faut pas s'emballer trop vite.

« Parfois, des projets attirent l'attention dans les journaux, mais ils ne se concrétisent jamais », dit-il.

Il donne en exemple la minière Vale, qui aurait annulé certains travaux récemment, « on prend toujours les projets avec un grain de sel et on attend que les contrats soient bel et bien signés ».

Avec les informations de Casey Stranges

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