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Quel avenir pour les traversiers de l'Est en 2018?

Les traverses de l'Est-du-Québec ont connu, en général, une bonne année 2017 quant à leur achalandage. L'année 2018 s'annonce importante pour plusieurs liens maritimes. Certains traversiers amorcent leur carrière alors que d'autres connaissent peut-être leur dernier souffle?

Tadoussac/Baie-Ste-Catherine

L’année qui s’amorce est sous le signe de l’incertitude pour la traverse Tadoussac-Baie-Ste-Catherine. Les deux nouveaux bateaux devaient être livrés par la MIL Davie en 2015 et coûter 125 millions de dollars.

Finalement, on sait qu'ils coûteront au minimum 250 millions de dollars. Le premier des deux navires devrait être en fonction cette année, on ignore quand pour le second !

À toutes ces incertitudes s'en ajoute une autre : ces bateaux propulsés au gaz naturel connaîtront-ils les mêmes ennuis que le F.-A.-Gauthier ?

Matane/Baie-Comeau/Godbout

L’année 2018 marquera la fin de la période de rodage du F.-A Gauthier. La Société des traversiers souhaite qu’après plusieurs problèmes ce soit finalement le début d'une histoire d'amour entre les usagers et ce traversier.

Rivière-du-Loup/Saint-Siméon

Le Trans-St-Laurent, construit en 1963, en est peut-être à ses dernières traversées? À l'image du bon vieux traversier, l'idée d'un nouveau navire pouvant naviguer en hiver, fait son chemin...

En 2018, la Société des traversiers fera connaître les conclusions de sa consultation auprès des utilisateurs de la traverse Rivière-du-Loup/Saint-Siméon concernant un nouveau navire.

Trois-Pistoles/Les Escoumins et Rimouski/Forestville

Les responsables des traverses Trois-Pistoles/Les Escoumins et Rimouski/Forestville, quant à eux, voient la nouvelle année et les suivantes avec plus d'optimisme. Désormais, ils peuvent obtenir les subventions nécessaires pour maintenir les navires à flot.

L'Ile-du-Prince-Édouard et Cap-aux-Meules

L’année 2018 sera aussi une année charnière pour la compagnie CTMA des Îles-de-la-Madeleine qui exploite, pour le compte du gouvernement fédéral, le lien entre l'Ile-du-Prince-Édouard et Cap-aux-Meules.

La pression est forte sur Ottawa pour qu’il mette fin à l'appel d'offres en cours et qu’il octroie de gré à gré le contrat de la desserte à CTMA.

Si la compagnie CTMA n’était pas retenue, cela pourrait entraîner de nombreuses pertes d’emploi aux Îles-de-la-Madeleine et mettre fin à une histoire qui dure depuis 70 ans...

D’après les informations de Michel-Félix Tremblay