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Rachel Notley soutient que pipelines et environnement vont de pair

La première ministre Rachel Notley était à Hardisty, près de la frontière de l'Alberta avec la Saskatchewan, jeudi, pour voir le chantier de la rénovation de la canalisation numéro 3 (ligne 3), un pipeline d'Enbridge rejoignant la région de Chicago. Elle en a profité pour réitérer les bienfaits du projet.

Un texte de Nicolas Pelletier

Enbridge a ouvert ses portes aux médias après avoir annoncé le projet le plus ambitieux de son histoire : la rénovation de la ligne 3, qui s’étend sur 1660 km entre Hardisty, et Superior, dans l’État américain du Wisconsin.

La ligne actuelle, qui date des années 1960, fonctionnait seulement à moitié pour des raisons de sécurité. Enbridge remplacera donc 1073 km de pipeline dans le but de ramener son oléoduc à pleine capacité.

Les tuyaux passeront de 86 cm à 91 cm de diamètre et permettront de transporter jusqu’à 760 000 barils de pétrole par jour.

La première ministre Rachel Notley est venue voir le chantier et vanter les retombées économiques du projet en Alberta, mais aussi tout le long du tracé, qui passe par la Saskatchewan et le Manitoba.

Selon les estimations d’Enbridge, 24 493 emplois directs et indirects seront créés durant la rénovation, qui doit prendre fin en 2019.

Entourée de ministres provinciaux et fédéraux, la première ministre néo-démocrate a aussi félicité Enbridge pour les innovations techniques qui, selon l’entreprise énergétique, feront de son pipeline le plus sécuritaire au monde, d'un point de vue environnemental.

Fuites

Un rapport de Greenpeace déposé la semaine dernière estime toutefois que la ligne 3 fera face à 51 fuites dans les 50 prochaines années. L’organisme se base sur des statistiques américaines.

« Les pipelines restent le moyen le plus sûr de transporter du pétrole », a répondu le ministre fédéral et député de Calgary Kent Hehr, appuyé par les représentants gouvernementaux et ceux d’Enbridge.

Rachel Notley a qualifié l’analyse de Greenpeace de « spéculative » et a rappelé que la technologie évoluait constamment pour réduire le risque de fuites.

« Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas d’oléoducs sans déversements », stipule cependant Tim Donaghy, l’auteur de l'étude et chercheur pour la branche américaine de Greenpeace.

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