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Ralentissement pétrolier : le nombre de faillites monte en flèche à T.-N.-L.

Le nombre de faillites ne cesse d'augmenter au Canada dans les régions productrices de pétrole et de gaz. C'est d'ailleurs à Terre-Neuve-et-Labrador que la quantité de dossiers d'insolvabilité déposés a le plus augmenté au cours de la dernière année.

Un reportage de Audrey Roy

Selon l'Association canadienne des professionnels de l'insolvabilité et de la réorganisation (ACPIR), les faillites dans ce secteur devraient encore se poursuivre.

Entre mars 2015 et mars 2016, le nombre de dossiers d'insolvabilité déposés a augmenté de 46,8 % à Terre-Neuve-et-Labrador, une province qui a sa propre industrie pétrolière et gazière.

En Alberta, principale province productrice de pétrole et de gaz naturel au Canada, cette hausse est de 43,6 %. La hausse est de 22,2 % en Saskatchewan.

« Les chiffres reflètent la situation des derniers mois où la chute des prix du pétrole a entraîné une baisse des revenus d'emploi dans ces provinces et, de là, la plus grande hausse du nombre de dossiers d'insolvabilité », affirme Ian Schofield, secrétaire du conseil de l'ACPIR.

Selon Ressources naturelles Canada, près de 40 000 emplois ont été perdus dans l'industrie énergétique depuis 2014 au pays.

« Il est intéressant de noter que, sur une base mensuelle, le nombre de faillites a augmenté plus rapidement que le nombre de propositions en mars, souligne M. Schofield. Cela peut indiquer que de plus en plus de gens n'ont d'autre choix que de déclarer faillite, car leurs revenus ont tellement chuté qu'ils manquent d'argent pour présenter une proposition, une option qui aurait pu leur être offerte si les revenus avaient été plus élevés. »

En avril 2016, le taux de chômage de Terre-Neuve-et-Labrador était de 12,5 %, soit le plus élevé du Canada. La moyenne au pays est de 7,1 %.

Selon les prévisions de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, l'emploi devrait reculer de 1,8 % en 2016 à Terre-Neuve-et-Labrador et de 3 % en 2017. « Le taux de chômage demeurera élevé, car la pression sur la main-d'œuvre et l'emploi continuera de s'intensifier dans une économie en perte de vitesse », selon les dernières perspectives.

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