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Réactions mitigées au lendemain de la commission sur les services financiers

Alors que des élus se réjouissent des solutions proposées lors de la commission parlementaire sur l'accès aux services financiers de proximité en région, qui s'est tenue lundi à l'Assemblée nationale, d'autres déplorent qu'aucun résultat concret n'en soit ressorti.

Un texte de Catherine Poisson

Des élus et plusieurs acteurs du secteur financier se sont penchés lundi sur la fermeture des comptoirs et des guichets automatiques dans les milieux ruraux, qui touche plusieurs communautés gaspésiennes.

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, constate toutefois que les institutions financières, y compris Desjardins, n'ont démontré aucune ouverture à freiner cette tendance.

« On ne sent pas qu'ils semblent vouloir changer de cap ou faire marche arrière, malheureusement », déplore-t-il.

M. Lelièvre dit avoir été particulièrement déçu par le discours de Desjardins, dont les pratiques ressemblent davantage à celles des banques qu'à celles d'un mouvement coopératif, selon lui.

« À ce niveau-là, Desjardins va devoir faire preuve d'une plus grande transparence », estime le député de Gaspé.

Un partenariat avec les municipalités?

De son côté, le député de Rimouski, Harold Lebel, s'est dit satisfait des discussions. Au contraire de M. Lelièvre, il affirme que plusieurs pistes de solutions ont été discutées.

« Est-ce qu'on pourrait avoir une entente avec le gouvernement fédéral pour utiliser les bureaux de poste? On pourrait utiliser cet équipement-là pour permettre aux gens des milieux ruraux d'avoir accès à des conseils ou des services financiers », a-t-il suggéré.

Cette idée a toutefois été rejetée par Desjardins. La direction de l'entreprise étudie plutôt la possibilité de conclure des ententes avec des municipalités ou des acteurs locaux.

Cette option permettrait de maintenir des services de proximité pour les aînés, estime le chercheur spécialisé en développement régional, Bruno Jean.

Le rôle des banques et l'importance de fournir un service Internet haute vitesse en région ont aussi fait partie des discussions, affirme M. Lebel.

« S'il y a beaucoup de transactions qui se font sur le web, il faut qu'il y ait des services Internet haute vitesse sur tout le territoire, ce qui n'est pas encore le cas au Québec », rappelle-t-il.

Le député précise qu'il revient maintenant aux membres de la commission de suivre le dossier pour s'assurer que les propositions ne restent pas lettre morte.

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