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Recette de croustilles de crevettes recherche promoteur

Envie de goûter à des croustilles roses à saveur de crevette? C'est ce que propose Paul Resseguier, à la suite de son mémoire de maîtrise déposé en 2016 à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). Avec la recette qu'il a élaborée, il espère que ses croustilles vont séduire un promoteur, et ultimement, les consommateurs.

Il a réalisé l’évaluation technique et financière d’un projet de valorisation de ce qu’il appelle les coproduits (plutôt que résidus) issus des usines de transformation de la crevette nordique en Gaspésie.

« Actuellement, rappelle-t-il, les coproduits sont séchés et broyés puis envoyés en Norvège où ils sont valorisés comme intrants dans d’autres produits. Pourquoi ne pourrait-on pas le faire en Gaspésie? »

Paul Resseguier rappelle également que Marinard de Rivière-au-Renard, Les Fruits de mer de l’Est du Québec à Matane et Merinov avaient déjà tenté, avec ABK Gaspésie située à Matane, de valoriser la chitine, une molécule provenant de la carapace des crevettes. Toutefois le marché n’avait pas été viable.

Le chercheur espère voir un jour sur les tablettes un produit un peu exotique qui répondrait aux tendances actuelles de consommation. Les croustilles seraient faites d’un mélange d’une poudre des résidus (coproduits, soit de la chair de crevettes et des carapaces) avec de l’amidon. Il assure qu’elles ont le goût de la crevette et qu’elles en conservent les propriétés nutritives.

Il évalue que seulement 30 % de la matière première ressort de l’usine, prête à être consommée. « C’est un exemple très concret de ce qu’on peut faire avec les résidus de crevettes, une croustille qu’on peut goûter, démontre-t-il. Il ne tient qu’à un bon entrepreneur d’exploiter l’idée. »

M. Resseguier indique aussi que la valorisation des coproduits est une problématique assez particulière à la Gaspésie. « Peu de pays dans le monde ont les mêmes équipements et transforment les crevettes de cette manière », constate-t-il.

Le technocentre Merinov a participé aux recherches de M. Resseguier et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation les a soutenues financièrement.

D'après des entrevues réalisées par Éric Gagnon et Maude Rivard