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Recherche de solutions aux limites de transport de ciment par rail en Gaspésie

Le mauvais état du rail gaspésien continue de susciter des réactions en Gaspésie, notamment en raison des risques que cela fait peser sur les exportations de ciment.

Un texte de Pierre Cotton avec la collaboration de Joane BérubéUne réunion s'est tenue mercredi avec Transports Québec, la Société du chemin de fer de la Gaspésie et la compagnie Ciment McInnis pour faire le point sur la situation du rail en Gaspésie.

Ciment McInnis voudrait transporter 40 wagons de ciment par semaine. Une étude de la Norda Stelo a convaincu le ministère des Transports en décembre dernier d'imposer une limite de 10 wagons de ciment par semaine.

Une autre étude doit être déposée la semaine prochaine, le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, Éric Dubé, espère qu'elle apportera d'autres réponses. « Avant de dire qu'on ne peut plus rien faire que ça va rester à 10, dit-il, on a demandé s’il y avait des réparations temporaires qui pourraient augmenter la capacité portante pour répondre à nos besoins. »

Pour sa part, la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Nadia Minassian, estime que Québec freine le développement économique régional en retardant les investissements pour remettre à niveau le rail gaspésien dont il est propriétaire. « On a arrêté d'investir sur nos infrastructures, souligne la préfète, et maintenant quand on en a besoin, on n’est pas prêt alors, je trouve que c'est vraiment une situation d'urgence. »

L'autre solution serait de transporter le ciment par la route jusqu'à Nouvelle puis de le charger dans des wagons. Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, s'en inquiète. « Ça veut dire une usure prématurée du réseau routier, ça veut dire plus de camions en plus du détour qu’il y a à faire à New Richmond », fait valoir le député de Bonaventure.

La Société du chemin de fer de la Gaspésie rappelle qu'un contrat de transport a été conclu avec Ciment McInnis et, selon elle, Québec devrait assumer les coûts supplémentaires en puisant dans les 100 millions de dollars promis il y a deux ans pour réparer le rail. Jusqu'à présent, 4 millions seulement ont été investis.

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