Meubles, vêtements, accessoires et même voiture : le seconde main est une industrie bien présente en Abitibi-Témiscamingue. Des communautés de vente et d'achat s'organisent sur le web, alors que d'autres trouvent leur plaisir à fouiller et trouver en boutique.

Un reportage de Marc-Olivier Thibault

À l'image des objets qu'il vend, la carrière de Paul Hurtubise vit d'un nouveau souffle à la suite de l'achat, il y a 18 mois du petit commerce Aux vieux meubles.

« Je vais être honnête avec toi, des fois je passe dans une ruelle, je vois un meuble par terre : j'arrête le pick-up, je le mets dans le pick-up et je l'amène au garage et on lui donne de l'amour, indique-t-il. On le rentre dans le magasin et ça donne une deuxième vie au meuble. »

Un regain d'intérêt pour le seconde main

À Amos, la Petite Boutique reçoit 275 tonnes métriques de dons par année, surtout des vêtements. Francine Maltais, la directrice générale, remarque aussi une hausse de sa clientèle.

« Les gens ont vraiment le goût de chercher des petites trouvailles, assure-t-elle. Pour ce qui est des vêtements, je dirais que les gens viennent par souci d'économie. »

D'un garde-robe à l'autre

Une réelle communauté entoure le seconde main. Mélissandre Fausse, sous le pseudonyme « La modeuse », organise deux fois par année les événements « vide garde-robe ».

« Les gens louent une table à 10 dollars, puis elles font le ménage de leurs garde-robes tout simplement, puis elles vendent leurs articles, indique-t-elle. Dès que je fais mon annonce, les gens disent : "j'veux ma table!" Puis, à la dernière édition, on était une soixantaine. »

Pour sa part, le magasin des 101 trouvailles de Rouyn-Noranda a vendu près de 200 000 articles au cours des deux dernières années, soit une hausse de 24 % par rapport aux années précédentes.

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