Le marasme qui touche le marché des condominiums en Outaouais tire à sa fin, selon les acteurs immobiliers de la région. Une nouvelle étude de Royal LePage publiée vendredi montre que ce secteur est celui qui s'est le mieux comporté au cours du premier trimestre de 2018.

Malgré une légère augmentation des prix, les ventes des copropriétés ont crû de près de 13 % par rapport à la même période l'an dernier. Ce type de propriété demeure le choix privilégié par les premiers acheteurs.

Richard Beaulieu, dirigeant-propriétaire chez Royal LePage Vallée de l'Outaouais, voit d'un bon oeil la croissance.

« Je pense que l'inventaire du condo va rester assez stable, puis il sera remplacé par de nouveaux vendeurs qui choisiront de mettre leurs condos sur le marché parce que, par le passé, ç'a été un peu pénible au niveau du prix », déclare M. Beaulieu.

Stéphane Bisson, courtier immobilier chez KW Distinction constate depuis les derniers mois une croissance importante des ventes dans les immeubles en copropriété.

« On voit au niveau de la propriété résidentielle détachée, semi et unifamiliale un rétrécissement au niveau des ventes si nous comparons février et mars de cette année à l'an passé », ajoute M. Bisson.

Le dynamisme du marché de la copropriété

Cet engouement pour les condos attise l'intérêt du milieu de la construction de la région.

« C'est un excellent départ et ce que j'entends dire par mes promoteurs constructeurs, c'est qu’il y aurait une demande ou un intérêt de la part de consommateurs pour ce type d'habitation, donc on dirait qu'on va être optimiste pour les prochaines semaines, les prochains mois », affirme Benoit Mottard, directeur général de l'Association professionnelle de la construction et de l'habitation du Québec.

Mais l'arrivée éventuelle de condos neufs pourrait avoir une incidence sur leur prix, d'où la prudence observée malgré tout par l'industrie, qui craint une nouvelle perturbation du marché.

Un autre élément qui pourrait ralentir l'élan pour les condominiums à Gatineau, c'est l'application des frais de croissance par la Ville sur les résidences neuves dès 2019 qui pourrait en faire grimper le prix.

M. Mottard est de cet avis : « Oui ça peut mettre un frein, ça peut demander un effort additionnel pour le consommateur ».

Quel que soit le type de propriété, l'industrie s'entend pour dire que le secteur de Hull, notamment le Plateau, continuera d'attirer de nombreux acheteurs en raison de sa proximité avec Ottawa et de l'accès à une variété de services pour toute la famille.

Avec les informations de Godefroy Macaire Chabi