La mobilisation citoyenne aura eu raison du projet de sablière dans le secteur Pointe-du-Lac, à Trois-Rivières. Au terme d'une assemblée de consultation lundi soir, la Ville a retiré de l'ordre du jour les propositions de changements de zonage qui auraient permis la concrétisation du projet.

Un texte de Marilyn Marceau

Une trentaine de citoyens sont venus faire part de leur inquiétude à la rencontre d’information sur le sujet, ce qui est beaucoup pour ce type de séance. Une pétition de près de 100 noms a aussi été déposée.

L’entreprise, dont le nom n’a pas été dévoilé, souhaitait s’installer aux abords de la rivière Saint-Charles, entre l’aéroport et le rang Saint-Nicolas.

Les résidents craignaient pour la quiétude des lieux, en raison du passage des camions, et pour la nappe phréatique.

Le conseiller municipal du district de Pointe-du-Lac, François Belisle, est ravi que les élus aient accepté d’écouter les préoccupations des résidents et de ne pas permettre l’installation de cette sablière qui aurait transformé le paysage et la vie des citoyens.

« Ça aurait pu être une méga sablière [...], qui aurait pu être en service facilement durant 40 ans », a-t-il précisé.

Camions dérangeants

Des résidents du rang Saint-Nicolas étaient présents pour faire part de leur expérience avec l’entreprise Maskimo.

L’incessant va-et-vient des camions nuit à la tranquillité des citoyens. Le conseiller municipal François Belisle croit d’ailleurs qu’il faudrait remédier à la situation.

« Ils vivent l’enfer en ce moment [...], il va falloir faire une rencontre avec les gens de Maskimo pour voir si on ne peut pas parvenir [à une entente] pour limiter le trafic des camions », a-t-il déclaré.

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