Après des années d'attente, les travaux amorcés en 2009 sur l'échangeur Dorval sont enfin relancés. Il y aura, d'ici 18 mois, un lien simple et direct avec l'autoroute qui mène au centre-ville, mais il faudra pour ce faire détruire une voie d'accès qui vient tout juste d'être construite.

Un reportage de Vincent Maisonneuve

C'est la conséquence de problèmes de planification et d'interminables négociations entre Transports Québec et les compagnies de chemin de fer.

« Tenir compte des besoins propres de chacun des intervenants a été un exercice pas du tout facile qui a pris plus de temps que prévu », affirme le chef de service à la Direction des structures de Transports Québec à Montréal, Kamal Boulhrouz.

Pour soutenir les viaducs, le concept initial prévoyait un pilier installé en plein centre des voies ferrées.

Mais ni le CN et ni le CP n'ont accepté de faire des concessions en ce sens et Transports Québec a dû changer ses plans.

« En avril 2014, on a convenu qu'il valait mieux revoir notre concept sans pile dans l'emprise ferroviaire », a expliqué lundi le chef de service du Projet de réaménagement de l'échangeur Dorval, Martin Cormier.

Ainsi, une rampe d'accès érigée depuis peu devra être détruite.

Les responsables du projet assurent qu'ils n'ont pas le choix. « On a tenu compte du coût de la construction et de la démolition de cette culée-là et, croyez-moi, ça en valait la peine », assure Kamal Boulhrouz.

Ces modifications coûteront 18 millions de dollars sur un projet d'un coût total d'au moins 345 millions.

Malgré cela, la suite des choses s'annonce complexe, car le CN et le CP exigent que tous les travaux soient faits sans interrompre le transport ferroviaire.

Plus d'articles

Commentaires